Le ministre de l’urbanisme, des collectivités territoriales et de l’aménagement des territoires, Balla Moussa Fofana, a présidé, ce mardi 13 janvier 2026, la cérémonie d’ouverture de l’atelier national consacré à la matérialisation des huit (8) pôles territoriaux définis par le gouvernement.

Cette rencontre de 72 heures marque une étape décisive dans la mise en œuvre opérationnelle de la nouvelle politique de territorialisation du développement. Organisé sous l’autorité du Premier ministre, et avec l’appui de son directeur de cabinet, l’atelier vise à revisiter les conclusions issues des concertations nationales sur les pôles territoriaux. « Les travaux portent notamment sur l’organisation et le fonctionnement des pôles, les modèles de financement, la stratégie de mise en œuvre et la préparation concrète de la phase d’implémentation », a expliqué Balla Moussa Fofana.
Selon lui, « cette initiative s’inscrit dans la directive claire donnée par le Président de la République, lors d’un récent Conseil des ministres, demandant que les pôles territoriaux deviennent opérationnels dans les prochains trimestres. Et, dit-il, cet atelier participe pleinement à la préparation de cette phase d’implémentation », souligne le ministre de l’urbanisme, des collectivités territoriales et de l’aménagement des territoires.

Les échanges ont largement insisté sur le rôle central des pôles territoriaux dans le développement économique du pays. « L’objectif est de renforcer les instruments d’accompagnement des directions techniques afin de soutenir la croissance économique à l’échelle locale », a-t-il encore précisé.
Le ministre a rappelé que l’ambition de l’Agenda national de transformation est de faire en sorte que la croissance du PIB du Sénégal ne soit plus concentrée uniquement à Dakar, mais qu’elle soit portée par l’ensemble des huit (8) pôles territoriaux, contribuant ainsi à la création de richesses et au bien-être des populations.
S’exprimant sur la question de la viabilité des collectivités, le ministre indique que : » une municipalité n’a de sens que si elle est capable d’offrir des services de qualité aux populations et de faire ressentir concrètement la présence de l’État », a-t-il fait valoir.

Ainsi, poursuit-il, « au-delà des transferts budgétaires de l’État, les communes doivent disposer de mécanismes leur permettant de mobiliser des ressources propres, afin de financer leurs plans de développement local », insiste Balla Moussa Fofana avant de préciser : « cette réflexion s’inscrit dans la continuité des réformes engagées, notamment celles relatives au Code général des collectivités territoriales ».
D’après toujours son argumentaire, « il doit exister une cohérence entre la viabilité des pôles territoriaux et celle des communes qui les composent », a-t-il indiqué, réaffirmant que l’ensemble des actions menées au niveau des municipalités et des pôles territoriaux devra contribuer directement à l’atteinte des indicateurs d’impact définis dans l’Agenda national de transformation 2025.
