Les sénégalais ne cessent de dire que ça roule pour les motos Jakarta et les tricycles pendant ces derniers jours. Les syndicats des transporteurs ont entamé une grève tenance et tendancieuse qui commence à perturber toute l’économie du pays. D’ailleurs, pour l’heure à Kaolack Commune les agents des deux roues se frottent les mains en assurant l’évacuation des populations et des marchandises, à moins que ça soit l’avis d’un acteur de ce secteur. SUNU GOX s’est entretenu avec Mr MARA FALL le président d’un Arrêt pour motos situé à SARA NIMZAT.

Le mouvement d’humeur des véhicules de transport en commun est bien suivi dans la ville de KAOLACK. Dans les rues poussiéreuses de notre passage, il n’y a que des motos Jakarta
nombreux comme une niche d’abeilles, assurant la communication terrestre entre les
communautés environnantes. Les motocycles se faufilent çà et là, afin d’acheminer leurs
passagers. Ces derniers sont autant éprouvés que les autres car la facture du transport ne cesse de grimper. Nous parlons sur le contrôle des commerçants qui tentent journalièrement de rallier le marché central ou le cœur de Ville. En outre la gare routière de Kaolack est déserte ; toute une économie locale traumatisée.
Pour le sieur Mara Fall, entouré d’un petit groupe de jeunes gars, les Jakarta mens de Kaolack devraient se solidariser avec les chauffeurs de transport en commun. « Cette grève pourrait être qu’un seul mouvement d’ensemble. Même les conducteurs de deux-roues éprouvent d’énormes difficultés », déclare-t-il tout en affichant son pessimisme. « Kaolack n’a aucune activité structurante, les gens essayent de se débrouiller tant bien que mal avec leurs motos mais ces vélos ils ne sont pas pour la plupart leurs propriétaires ! Depuis le début de la grève les personnes s’adressent aux Jakarta mens alors qu’ils sont là, quelques-uns devant moi », argue le bonhomme tout en indexant ses camarades qui attendent les clients.
A en croire notre interlocuteur, c’est le chômage endémique qui oblige les jeunes Kaolackois à emprunter les deux roues. Il précise notamment que leurs chiffres d’affaires n’est pas aussi grandissante comme on le croit. C’est pourquoi le Jakarta man exhorte aux transporteurs de revenir a de meilleurs sentiments car leur problème est ressenti à l’unisson dans la société. « Les deux roues n’ont même pas encaissé plus de 5000F, la journée ! Et ici à Kaolack, la jeunesse n’a que le moto Jakarta comme étant le seul moyen pour subvenir aux besoins de sa famille », explique encore Mr Mara Fall.
Pendant ce temps, les transporteurs continuent d’asphyxier l’économie du pays. Les
conducteurs de deux roues et les voitures particuliers, pour leur part, essayent sans relâche de tirer leur épingle du jeu. Cependant avec cette canicule durant toute la semaine, ce Week end mérite un grand repos.
KHADIM SENE SUNU GOX
