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Tabaski 2026 : légère baisse du cheptel ovin disponible au Sénégal, les autorités rassurent sur l’approvisionnement

Le Sénégal enregistre, à quelques semaines de la Tabaski 2026, une légère baisse du nombre de moutons disponibles par rapport à l’année précédente. Selon les données communiquées vendredi par le directeur de l’élevage, Mamadou Diagne, le pays dispose au 6 mai 2026 de 390.350 moutons destinés à la fête, contre 393.135 à la même période en 2025.

Une diminution marginale, mais qui attire l’attention des acteurs du secteur de l’élevage, compte tenu de l’importance stratégique de cette période pour le marché national du bétail.

Un écart faible mais surveillé

Si l’écart peut sembler limité, il s’inscrit dans une dynamique annuelle où la disponibilité du mouton de Tabaski constitue un indicateur suivi de près par les autorités. Chaque année, l’État, les éleveurs et les commerçants s’organisent pour garantir un approvisionnement suffisant du marché national, mais aussi pour répondre à une demande souvent en hausse à l’approche de la fête.

Selon les services de l’élevage, cette légère baisse ne remet pas en cause l’équilibre global de l’offre, mais invite à renforcer la vigilance dans les semaines précédant la Tabaski, période durant laquelle les flux d’animaux s’intensifient fortement vers les centres urbains.

Une filière sous pression saisonnière

La filière ovine au sein du Sénégal est structurellement marquée par une forte saisonnalité. La Tabaski représente chaque année le principal débouché économique pour des milliers d’éleveurs, notamment dans les zones rurales et transfrontalières.

Les autorités rappellent que des dispositifs d’accompagnement sont généralement mis en place pour faciliter l’acheminement du bétail, sécuriser les points de vente et encadrer les transactions afin d’éviter les tensions sur les prix.

Les préparatifs se poursuivent

Dans ce contexte, les services du ministère de l’Élevage poursuivent les opérations de suivi du cheptel et de coordination avec les acteurs de la filière. L’objectif affiché reste de garantir une bonne disponibilité des moutons sur les marchés à l’approche de la fête, tout en limitant les déséquilibres entre offre et demande.

Les commerçants et éleveurs, de leur côté, intensifient progressivement les mouvements de bétail vers les grands points de vente urbains, notamment autour de Dakar et des grandes capitales régionales.

Un enjeu économique et social majeur

Au-delà de la dimension religieuse, la Tabaski constitue un moment clé de l’économie nationale, avec des flux financiers importants dans la filière bétail. Elle mobilise des milliers d’acteurs, du producteur au transporteur, en passant par les intermédiaires et les vendeurs.

Malgré la légère baisse enregistrée cette année, les autorités se veulent rassurantes et estiment que le marché devrait rester suffisamment approvisionné pour répondre à la demande nationale dans les délais habituels.

Par imam chroniqueur
Babacar Diop

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