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Kédougou : clôture d’un projet de renforcement du rôle des « Bajenu Gox » dans la prévention de l’extrémisme violent

La cérémonie de clôture du projet « Former les Bajenu Gox à la prévention précoce de l’extrémisme violent aux frontières entre le Sénégal et le Mali » s’est tenue ce jeudi 21 mai à Kédougou, sous la présidence de la gouverneure de région, en présence des autorités administratives et sécuritaires, des Bajenu Gox ainsi que de plusieurs acteurs communautaires.

Mis en œuvre par l’ONG Partners West Africa – Sénégal dans les régions de Kédougou et de Tambacounda, le projet visait à renforcer les capacités des femmes leaders locales afin de les impliquer davantage dans les mécanismes communautaires de prévention de l’extrémisme violent.

‎Durant sa mise en œuvre, le programme a permis de former 103 Bajenu Gox et femmes leaders sur les dispositifs d’alerte précoce, les techniques de sensibilisation communautaire et la collaboration avec les forces de défense et de sécurité. L’initiative avait également pour objectif de consolider un réseau d’actrices capables d’identifier les signaux de vulnérabilité au sein des communautés frontalières.

‎Présidant la cérémonie, la gouverneure de la région de Kédougou, Mariama Traoré, a salué les résultats obtenus par le programme dénommé « Taagat Bajenu Gox yi ngir sunu Karangué ». Elle a souligné que les défis sécuritaires auxquels font face les zones frontalières nécessitent une mobilisation de l’ensemble des acteurs locaux, notamment les femmes, dont la proximité avec les populations constitue un atout majeur pour la prévention.

‎La responsable régionale a également insisté sur la nécessité de pérenniser les acquis du projet et d’envisager une nouvelle phase qui pourrait intégrer davantage les jeunes dans les actions de sensibilisation et de prévention.

‎De son côté, la directrice exécutive de Partners West Africa – Sénégal, Adjaratou Wakha Aïdara Ndiaye, a rappelé que l’approche développée par le projet repose sur une sécurité participative où les communautés, et particulièrement les femmes, occupent une place centrale dans la détection précoce des risques.

‎Le consultant du programme, Diam Gaye, a quant à lui mis l’accent sur l’importance de l’engagement communautaire dans les stratégies de prévention, estimant qu’une meilleure implication des populations contribue à renforcer leur résilience face aux menaces liées à l’extrémisme violent et à la criminalité transfrontalière.

‎À travers cette initiative, les acteurs du projet espèrent maintenir la dynamique créée dans les régions de Kédougou et de Tambacounda afin de consolider les efforts de prévention et de promotion de la paix au sein des communautés frontalières.

‎Fily Cissokho

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