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Journée de l’Afrique 2026 : « Nous voulons réclamer reconnaissance, justice et réparation », (Désiré Assogbavi)

La célébration de la Journée de l’Afrique 2026 a servi de cadre de réflexion sur les défis mémoriels, politiques et économiques auxquels le continent continue de faire face. Organisée autour du thème : « Devoir de mémoire, justice et réparation : bâtir un avenir juste pour l’Afrique », la rencontre a réuni à Dakar une centaine de participants composés d’acteurs de la société civile sénégalaise, d’universitaires et d’experts africains.

Prenant la parole à cette occasion, Désiré Assogbavi a insisté sur la nécessité pour les peuples africains, aussi bien du continent que de la diaspora, de faire de cette journée un moment de réflexion collective sur le passé, le présent et l’avenir de l’Afrique.

« La Journée de l’Afrique est une occasion pour toutes les filles et tous les fils du continent de s’asseoir pour revisiter le passé, discuter du présent et projeter l’avenir », a-t-il déclaré.

Selon lui, la question des réparations ne doit pas être perçue comme une volonté de rester enfermés dans les douleurs du passé, mais plutôt comme une démarche consciente visant à reconnaître les conséquences toujours visibles de l’esclavage et de la colonisation.

« Quand nous parlons de réparation, nous ne voulons pas rester dans l’émotion ni dans le passé. Nous voulons revisiter tout ce que l’Afrique a subi et mesurer les impacts actuels de l’esclavage et de la colonisation sur les plans économique, social, politique et culturel », a expliqué le conseiller à Open Society Foundations.

Pour lui, ces séquelles historiques continuent d’affecter profondément les sociétés africaines et nécessitent aujourd’hui une reconnaissance internationale ainsi que des mécanismes de justice adaptés.

« Nous voulons réclamer la reconnaissance des torts subis, demander justice et réparation afin que les effets de ces moments douloureux soient réparés au niveau international », a-t-il soutenu.

Au-delà du cadre diplomatique et intellectuel, Désiré Assogbavi estime que ce débat doit impliquer toutes les composantes des sociétés africaines. Il appelle ainsi à une mobilisation collective pour porter les revendications du continent.

Monsieur Assogbavi a également évoqué les inégalités persistantes dans le système financier international. Il a notamment dénoncé les conditions d’emprunt imposées aux pays africains par certaines institutions financières internationales.

« Dans les mêmes institutions financières, les taux d’intérêt appliqués aux pays africains sont nettement plus élevés que ceux accordés aux pays européens. C’est une injustice », a-t-il déploré.

À travers cette rencontre, les organisateurs entendent maintenir le débat sur les réparations historiques au cœur des préoccupations africaines, dans un contexte où les appels à davantage d’équité et de justice internationale se multiplient sur le continent.

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