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Premier congrès du PASTEF : Ousmane Sonko appelle à « organiser la souveraineté »

À quelques jours du premier congrès ordinaire de PASTEF-Les Patriotes, prévu le 6 juin 2026, le Premier ministre et président du parti, Ousmane Sonko, a livré une réflexion de fond sur le parcours de sa formation politique et les défis qui l’attendent après son accession au pouvoir.

Dans un texte intitulé « Du mouvement à l’organisation : le défi du premier congrès du PASTEF-Les Patriotes », Ousmane Sonko revient sur la genèse du parti créé en 2014 et réaffirme la souveraineté comme socle idéologique de son engagement politique.

Selon lui, les difficultés auxquelles le Sénégal est confronté – corruption, chômage, pauvreté, inégalités sociales et dépendances économiques – trouvent leur origine dans une souveraineté nationale encore inachevée. « À quoi sert l’indépendance politique si un peuple ne maîtrise pas pleinement son destin ? », interroge-t-il, rappelant que cette réflexion a inspiré le Manifeste des Patriotes et l’Appel aux Patriotes à l’origine de la création du parti.

Le leader du PASTEF retrace ensuite les principales étapes de son parcours politique : son entrée à l’Assemblée nationale en 2017, la publication de son ouvrage Solutions pour un Sénégal nouveau en 2018, sa percée lors de l’élection présidentielle de 2019, puis les mobilisations populaires qui ont marqué la période 2021-2024.

Pour Ousmane Sonko, la victoire électorale de 2024 ne constitue pas une simple alternance politique, mais l’aboutissement d’un processus historique porté par une aspiration populaire au changement et à la reconquête de la souveraineté nationale.

Le congrès du 6 juin est ainsi présenté comme une étape stratégique dans l’évolution du parti. Les délégués venus du Sénégal et de la diaspora seront appelés à examiner et adopter plusieurs textes fondamentaux, notamment un document d’orientation stratégique, une charte idéologique et diverses résolutions destinées à structurer durablement l’organisation.

« Ce congrès ne sera pas une simple formalité statutaire », affirme le Premier ministre, qui estime que le parti doit désormais passer du statut de mouvement de rupture à celui d’organisation politique capable d’accompagner la transformation du pays sur le long terme.

Au-delà de la structuration interne du parti, Ousmane Sonko insiste sur les priorités de l’action gouvernementale : construction d’un État stratège, développement d’une économie productive, lutte contre la corruption, valorisation du travail, de la science et de l’innovation.

Le chef du gouvernement accorde également une place importante à la dimension culturelle de la souveraineté. Il plaide pour une réappropriation de l’histoire nationale, la valorisation des langues africaines et la maîtrise des technologies de demain, qu’il considère comme des leviers essentiels de l’autonomie des peuples.

Enfin, il inscrit cette ambition dans une perspective continentale, estimant que l’avenir du Sénégal est indissociable de celui de l’Afrique. Il appelle à renforcer l’intégration économique, la coopération scientifique et la transformation locale des ressources au service d’une souveraineté africaine partagée.

À travers cette contribution, Ousmane Sonko fixe ainsi les contours d’une nouvelle phase pour le PASTEF : celle de la consolidation organisationnelle et de la mise en œuvre d’un projet politique qu’il présente comme une « révolution démocratique, populaire et souveraine ».

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