La fièvre hémorragique Crimée-Congo vient de causer sa deuxième victime au Sénégal. Après un mort à Podor en 2021, un autre homme a perdu la vie dans la capitale sénégalaise au mois d’avril dernier. Depuis cette annonce, les autorités ont activité le Centre des opérations d’urgence sanitaire (Cous). C’est le cas au service départemental de l’Elevage où c’est l’alerte maximal. Mme Thiam, le chef dudit service annonce « Depuis qu’on a eu vent de ce cas qui s’est produit à Guédiawaye, on a pris les devants. Nos techniciens sont actuellement sur le terrain pour faire la sensibilisation des acteurs. C’est le cas à l’abattoir de Rufisque où ils sont quotidiennement pour assurer la surveillance. L’animal infecté ne développe pas de symptômes, mais la transmission ne peut se faire que par l’intermédiaire d’une piqûre de tiques .Tous ceux qui travaillent autour du bétail sont exposés, notamment les vétérinaires, mais aussi ceux travaillant dans les abattoirs », a –t- elle signalé.
Il faut signaler qu’en mai 2021, un cas lié à cette maladie avait été détecté et confirmé dans la région de Matam, dans le nord du pays, après un autre enregistré dans le département de Koumpentoum, dans la région de Tambacounda, à l’Est du Sénégal, deux mois plus tôt. A cette époque le Ministère de la Santé avait fait une sortie à travers son chef de la Division de surveillance épidémiologique au ministère de la Santé et de l’Action sociale. Dr Boly Diop dans une rencontre avec la presse pour le faire pont, disait :« C’est une maladie que l’on appelle la fièvre hémorragique Crimée-Congo qui a été détectée cette année pour la quatrième fois. C’est une maladie potentiellement grave si on ne prend pas très rapidement en charge le patient .Il s’agit d’une fièvre hémorragique, une maladie contagieuse due à un virus transmis par des tiques. On ne peut pas la différencier du paludisme sur le plan des symptômes, à moins de faire un prélèvement et d’envoyer au laboratoire. C’est une zoonose, elle se transmet de l’animal à l’homme ». Pour l’instant la situation est maitrisée selon le Ministère de la Santé et de l’Action car depuis ce premier décès les cas contacts ont été sous surveillance et aucun autre cas n’a été signalé depuis le mois d’avril dernier.
