Cheikh Seck, SG du Syndicat démocratique des travailleurs de la Santé et de l’action sociale et porte-parole de la Fédération des syndicats de la santé S2D est formel. Si les autorités n’apportent pas les corrections comme il l’a fait pour les autres corps, ils seront dans l’obligation de passer à un niveau supérieur. « On s’est réuni pour prendre une décision prise suite à des blocages liés à des négociations avec le ministre de tutelle. D’ailleurs nous avons décidé d’un plan d’action qui a déjà commencé aujourd’hui par le dépôt d’un préavis de grève qui a été déposé auprès du ministère de la fonction publique et du ministère de la santé et de l’action sociale pour protester contre la sortie inopinée de Madame le Ministre qui au moment où attendait à ce que des situations soient réglés , on a entendu une autre voix . Ce qui nous a vraiment surpris et nous n’avons autre choix que de retourner sur le terrain de la bataille », a – t- il annoncé. Selon lui , « C’est pour ces raisons qu’après ce dépôt de préavis nous avons prévu aussi des assemblées générales qui ont se tenir à partir du 7 décembre. Il y aura aussi une marche nationale qui est prévue le 17 décembre. À la date d’expiration de ce préavis, le 2 et le 3 février, on a une grève de 48 heures et c’est la décision qui a été prise. La rétention d’informations continue et sur ce point précis nous demandons aux camarades d’être très vigilants pour cette période d’« un mois » avant la date d’expiration nous demandons à tous les camarades de se mobiliser pour la victoire dans la lutte que nous menons c’est pour régler le problème d’équité et de justice dans le traitement des agents ». Apparemment très décidé à résoudre leurs doléances , il ajoute : « Vous savez le 10 mai 2022 nous avons signé un accord dans lequel l’Etat devrait donner des indemnités aux agents de la fonction publique . Mais il faut comprendre que le secteur de la santé sur 44000 agents qui y travaillent seuls les 9000 sont des fonctionnaires. Le reste ce sont des gens qui ont juste des contrats parfois . C’est une revendication sur laquelle nous insistons. Nous ne pouvons pas admettre cette situation. Nous sommes plus que déterminés pour résoudre ce problème ».
Des mouvements d’humeur qui vont coïncider avec les élections présidentielles poussent Cheikh Seck a apporté des éclaircissements sur leurs « intentions ». A l’en croire , si rien n’est fait que personne ne vienne pour « nous dire qu’on est en période électorale. Nous ne sommes pas des politiciens et nous ne faisons pas de la politique. Nous n’appartenons à aucun parti politique. Nous avons le devoir de ne pas laisser des gens qui ne sont beaucoup plus intéressés par leurs activités politiques et de nous laisser en rade. Nous allions durcir le ton quand ce sera nécessaire jusqu’à ce que l’on nous respecte », a prévenu ce dernier.

