
Sous l’égide de la coordination des associations de presse ( CAP) les professionnels de l’information et de la communication des régions Sud ( Kolda/ Sedhiou et Ziguinchor) sont en atelier à Kolda. L’objectif est de permettre aux acteurs de la presse locale de parler des difficultés qu’ils rencontrent tous les jours dans l’exercice du métier.
Une tribune qui a permis de lister tous les maux qui gangrènent la fonction du journalisme.
Au niveau local ces professionnels de l’information se plaignent des difficultés d’accès à l’information, au manque d’équipements de travail, au gel des papiers par les rédactions. Ils ont également demandé l’extension de l’aide à la presse à tous les correspondants pour leur permettre de s’équiper et.
de se former.
L’épineuse question liée à l’octroi de la carte nationale de presse a été également soulevée. Le fait qu’elle soit refusée aux enseignants qui ont apporté une grosse plus value à la presse est considéré comme une injustice à réparer. << L’information vient des régions et elle est donnée par des journalistes enseignants. Ne serait-ce que pour cela, une brèche devrait être ouverte pour leur permettre d’accéder à cette carte>> plaide l’un des doyens.
La précarité de certains pratiquants du métier liée à l’absence de salaire, de contrat. Ce qui les expose à la manipulation et la corruption.
Pour certains journalistes, ces assises auraient dû être organisées bien avant l’élaboration du code de la presse. Mais comme si la convention des jeunes reporters fait du médecin après la mort. D’autres contradictions ont été également notées dans la démarche de CJRS. Les bénéficiaires d’aujourd’hui, remarque l’un des participants, ont été encadrés formés par ceux à qui cette carte est refusée. Sans compter que cette même convention continue de signer des cartes de membres à des enseignants exerçant le métier.
C’est fort de toutes ces considérations que la presse locale de la zone sud demande à la convention de réviser les textes pour non seulement exclure ou soit disant assainir mais pour inclure ceux qui ont fait les beaux jours des journaux avant l’explosion de l’informatique.
Les enseignants n’infectent pas le journalisme bien au contraire ils l’ont honoré et l’ont boosté.
