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Assemblée nationale : « le Conseil constitutionnel valide mon alerte et impose la suppléance » (Thierno Bocoum)

Le Conseil constitutionnel a rendu une décision majeure ce jeudi 24 juillet, en exigeant la mise en place d’une suppléance claire à la présidence de l’Assemblée nationale. Une mesure qui vient conforter l’alerte lancée dès le 1er juillet par Thierno Bocoum, président du mouvement AGIR – Les Leaders.

L’objet de la controverse portait sur l’article 15 du nouveau Règlement intérieur de l’Assemblée nationale, adopté le 27 juin 2025. Ce texte organisait la vacance du poste de Président de l’Assemblée sans désigner de suppléant, ni encadrer les délais d’élection d’un nouveau président. En l’absence de telles précisions, le fonctionnement de l’Assemblée pouvait se retrouver bloqué, exposant l’institution à un vide juridique aux conséquences politiques potentiellement lourdes.

« Il s’agissait d’un risque majeur de paralysie, dénoncé dès le départ », rappelle Thierno Bocoum. « Certains y voyaient une lecture excessive, mais le Conseil constitutionnel vient de trancher dans le sens d’une interprétation stricte de la Constitution. »

Dans sa décision sur la conformité de la loi organique n°09/2025, le Conseil constitutionnel a jugé indispensable de rappeler le principe de continuité du service public parlementaire. Le considérant 27 souligne avec force l’exigence de suppléance prévue à l’article 39 de la Constitution : en cas de vacance, le Premier Vice-président doit automatiquement assurer l’intérim, jusqu’à l’élection du nouveau président.

Cette précision est d’autant plus importante qu’elle empêche désormais toute manœuvre politique visant à tirer profit d’un flou institutionnel pour retarder ou bloquer les travaux parlementaires. Le Conseil met ainsi un terme à toute ambiguïté et réaffirme que la continuité de l’activité parlementaire est un impératif constitutionnel, et non une variable politique.

Pour Thierno Bocoum, cette décision constitue une victoire pour l’État de droit : « Elle protège l’institution parlementaire d’éventuelles dérives et garantit que les équilibres démocratiques ne peuvent être suspendus à des calculs stratégiques. »

La jurisprudence du Conseil constitutionnel sur cette question pourrait faire date. Elle s’inscrit dans un contexte de refonte des règles de fonctionnement des institutions sénégalaises, où la vigilance citoyenne et la rigueur juridique apparaissent plus que jamais nécessaires.

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