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Budget 2024: le ministre des finances et du budget annonce   7000 milliards de francs CFA et  une croissance de 7,8%

Le débat d’orientation budgétaire, réunit ce matin les parlementaires de la 14e législature. Le ministre des finances et du budget devant la représentation nationale, donne les grandes lignes de la gestion du budget 2023 à date du 22 juin 2023. Le débat d’orientation budgétaire permet au gouvernement de répondre à deux questions : Où veut-on amener le pays durant les prochaines années. Comment comptons nous nous y rendre… Les perspectives sur le reste de l’année et les orientations budgétaires durant les prochaines années? 

Les effets de la conjoncture vécue en 2022 continuent de marquer l’économie mondiale, avec toutefois, une baisse timide de l’inflation mais un resserrement des conditions de financement, de même qu’une croissance mondiale revue à la baisse.

C’est dans ce contexte estime le ministre, que s’exécute le budget 2023, qui se présente selon Moustapha Bâ, sous de bons auspices, avec, au 22 juin, des recettes de 1 763,6 milllards FCFA contre 1 544 milliards FCFA au 22 juin 2022, soit une hausse en glissement annuel de 219,6 milliards FCFA (14,2% en valeur relative).

Quant aux dépenses du budget général, elles s’établissent à 1 260,2 milliards FCFA, soit un taux d’exécution de 49% par rapport aux crédits ouverts, en ligne avec nos prévisions.

Les dépenses de personnel exécutées au 22 juin 2023 s’élèvent à 636,7 milliards

FCFA, soit un taux d’exécution de 50% des crédits ouverts.

Il convient de rappeler que l’ensemble des engagements de l’État au titre des accords avec les partenaires sociaux, ainsi que les différentes mesures de revalorisation des salaires dans la Fonction publique, sont parfaitement pris en charge, notamment pour les échéances qui devaient être intégrées en 2023.

Le montant total des paiements effectués par le Trésor public au 22 juin 2023 se chiffre à 3 630,63 milliards FCFA contre 2 568,04 milliards FCFA au 22 juin 2022, soit une hausse de 630,63 milliards FCFA (24,6% en glissement annuel).

Ces paiements se présentent comme suit :

– pensions et salaires : 587,74 milliards FCFA (contre 433,47 milliards FCFA au 22 juin 2022), soit 153 milliards FCFA de dépenses en plus ;
autres dépenses : 2610,93 milliards FCFA contre 2 134,57 milliards FCFA au 22 juin 2022, soit 476 milliards FCFA de plus que pour l’année passée, à la même date.

Le ministre annonce que les projections budgétaires pour le reste de l’année tablent sur le respect des indicateurs ci-après :

  • cible de déficit budgétaire : 4,9% du PIB;
  • plancher des recettes fiscales hors recettes hydrocarbures : 3 514 milliards FCFA;
  • plafond des restes à payer (liquidations non payées) : 40 milliards FCFA;
  • niveau des dépenses sociales: 40% ;
  • plafond de la valeur actuelle des nouveaux emprunts extérieurs du secteur public : 2 326,2 milliards FCFA.

Dans  son discours à l’occasion du débat d’orientation budgétaire à l’assemblée nationale, le ministre des finances et du budget a rappelé que la croissance de l’économie est attendue en progression de 7,8% en moyenne sur la période 2024-2026.

Concernant les prix, l’inflation devrait être mieux contenue, et s’établirait en moyenne à 2,8% entre 2024 et 2026, soit en dessous du seuil de 3% fixé dans le cadre de la surveillance multilatérale de l’UEMOA. Ainsi, sur la période triennale, Moustapha Bâ précise que les prévisions de ressources évaluées à 17 290,50 milliards FCFA, sont revues à la hausse de 29,03% en valeur relative par rapport au précédent DPBEP. Concernant les charges, elles se situent à 19 645,98 milliards FCFA, soit une hausse de 19,76% en valeur relative.

Ainsi, à la faveur de la conjonction de tous ces facteurs favorables, le budget 2024 devrait atteindre un chiffre record de plus de 7000 milliards FCFA avec nota une croissance économique projetée à 12,4%, une bonne progression des recettes fiscales, en hausse de 23%, une augmentation de 113 milliards FCFA des dépenses de personnel et un déficit budgétaire contenu à 3,9% du PIB.

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