La phase de groupes de la CAN 2025, organisée par le Maroc, s’est achevée sur une impression de grande maîtrise. Loin des pièges de l’édition précédente, cette première étape a vu les favoris confirmer leur statut, une offensive florissante et un succès organisationnel remarqué.

Les grandes nations ont tenu leur rang. Le Maroc, porté par un public fervent, a dominé le Groupe A grâce à l’éclat de Brahim Díaz et aux buts décisifs d’Ayoub El Kaabi. L’Algérie et le Sénégal ont affiché une autorité totale, avec un carton plein pour les Fennecs et une puissance physique implacable pour les Lions de la Téranga, bien servis par Nicolas Jackson. Le Nigeria et l’Égypte, bien que parfois bousculés, se sont qualifiés sans accroc, s’appuyant sur leurs stars Lookman, Oshimen et Salah.
Cette phase a été marquée par une nette hausse de l’efficacité offensive. Les sélections ont privilégié un jeu ouvert et projeté, offrant un spectacle riche avec 29 buts dès la première journée. Des équipes comme la Tunisie et l’Afrique du Sud ont illustré cette tendance par leur vivacité en transition.
Parmi les enseignements, le retour confirmé de la RD Congo, solide et mature, en fait un adversaire redoutable pour les huitièmes. Le Burkina Faso et le Mali ont, quant à eux, démontré leur capacité à rivaliser physiquement avec les meilleurs.
Sur le plan organisationnel, le Maroc a réussi son pari. L’affluence a été record, dopée par une initiative innovante : la gratuité d’entrée 20 minutes après le coup d’envoi pour certains matchs, garantissant des stades pleins et une ferveur populaire exceptionnelle. Les favoris sont au rendez-vous, le spectacle aussi. La suite s’annonce passionnante.

