SUNUGOX.INFO

Search
Close this search box.

CHRONIQUE DE MAMADOU SILEYE WONE: L’INTRODUCTION DES LANGUES NATIONALES DANS LE SYSTÈME ÉDUCATIF SÉNÉGALAIS ET SES OBSTACLES À SURMONTER !


L’introduction des langues nationales dans le système éducatif sénégalais comme matière d’études et médium est un peu plus bénéfique, dans l’immédiat pour nos élèves et à court et moyen terme pour le développement de notre pays. En effet, elles vont induire les apprenants à mieux comprendre les mécanismes linguistiques de son parler et à structurer leurs pensées dans ce dernier ( son parler= sa langue maternelle). Mais pour ce faire, la maîtrise de la lecture est fondamentale car il est admis que c’est de la maîtrise de cette dernière que dépend toutes les autres disciplines. D’ailleurs ,c’est fort de ce constat que les pédagogues appellent la lecture : » une discipline instrumentale à côté des mathématiques. Donc, le choix de la tutelle( le ministère de l’éducation nationale de commencer l’introduction des langues nationales par cette matière transversale qui est la lecture dans les petites classes est très pertinent. Des praticiens de la pédagogie comme moi ont certainement eu à constater la motivation, l’excitation, l’attention , la mobilisation et l’intérêt des enfants Lors qu’on aborde l’exploitation d’un texte en pulaar. Cela s’explique par la compréhension de ce qu’ils lisent.Mais l’introduction des parlers nationaux se heurte à un mur d’obstacles qui ont ( ce sont les obstacles) pour noms la non formation sérieuse des enseignants non pas sur les démarches pédagogiques mais sur les outils linguistiques ( grammaire et la conjugaison),le fait de faire apprendre à un enfant une autre langue qui n’est pas la sienne car se trouvant dans un milieu où cette dernière n’y est pas enseignée.Sur ce point, cela peut paraître injuste. Par ailleurs, certains enseignants non locuteurs d’une langue nationale prévue pour être enseignée peinent à appréhender le message véhiculé par un texte Alors qu’ils sont en situation d’exploitation de texte. Là -dessus, il faut remarquer ,de facto, que les enseignés ( les élèves) comprennent mieux que leur enseignant. Alors, face à ces obstacles à surmonter que faut – il faire ? Doit-on faire comme le pays d’Arc en ciel( l’Afrique du Sud, dans ce pays il faut remarquer qu’il y a une mosaïque de langues), qui a choisi un seul parler à savoir l’Africain comme langue d’enseignement, à côté l’Anglais ??? Doit – on choisir notre lingua franca??? Une telle perspective sera discriminatoire et injuste. Donc continuons à cogiter sur les écueils de l’introduction des langues nationales dans notre système éducatif !

Mamadou souleye wone, ngari souima.

Partager