
Barack Obama School (BOS), c’est le nom d’un nouvel établissement scolaire et privé situé à SARA/KAOLACK. Plus précisément, BOS est sur la route qui mène directement vers un lieu célèbre dans la ville : le marché KIBEL. L’édifice abrite un nombre de 65 élèves, réparti entre les cycles Moyen et Elémentaire. Cependant, des prestataires continuent de dispenser les cours de renforcement, aidant ainsi plusieurs dizaines d’écoliers qui habitent dans le quartier et ses environs.
Pour une bonne connaissance de l’école, le Responsale et Professeur nommé François Mendy a accordé un entretien exclusif à SUNU GOX afin d’éclairer notre lanterne.
SUNU GOX
Avant tout monsieur, pourriez-vous nous présenter ainsi que votre entreprise ?
PR. MENDY
Je me nomme monsieur François Mendy, un Professeur d’anglais. Je suis le Responsable de l’école privée Barack Obama School, situé au niveau de la ville de Kaolack Commune, plus précisément dans le quartier de Sara Diamaguene.
SUNU GOX
Que représente l’esprit d’entreprise chez vous ?
PR. MENDY
C’est une question assez vaste. L’esprit d’entreprenariat ! Je ne suis pas un spécialiste en la matière parce que je n’ai jamais reçu une formation en termes d’entreprenariat ou d’entreprise. Quelque chose comme ça… Je suis Professeur d’anglais de formation. C’est tout ce que je sais faire dans la vie. (Rire)
SUNU GOX
Mais c’est vrai que vous avez un esprit d’entreprise !
PR. MENDY
Oui ! Par contre j’avais, mais ça ne date pas d’aujourd’hui. Je vais essayer de répondre à la question. Entreprendre pour moi, c’est dans mon sang. Dans un sens où j’ai vécu dans un milieu pareil ; j’ai grandi à coté de ma maman, qui a toujours évolué dans le secteur informel et fut entreprenante. Elle touchait à tout et essayait tant bien que mal de gagner sa vie honnêtement et de faire vivre sa famille. Elle le faisait sans gêne. Au contraire, elle le faisait avec beaucoup de courage. Je l’ai toujours vu entreprendre par ci par là.
Maintenant, en grandissant dans un cadre pareil je peux dire que j’ai eu le gout d’entreprendre. Mais entreprendre dans le secteur ou je suis ; c’est-à-dire l’Enseignement. Et pour moi c’est juste une question de volonté et d’ambition. Ma vision, c’est de créer d’abord un cadre d’enseignement ou les élèves pourront vraiment y trouver leur compte.
J’avais déjà commencé avec les cours de renforcement tout en étant d’abord étudiant dans un quartier populaire de Pikine Guinaw Raay, pour ceux connaissent Dakar. Nous nous sommes constitués en groupe, mes camarades et moi, pour dispenser gratuitement des cours à des jeunes issus de milieux défavorisés. Ces jeunes qui peuvent sombrer parfois dans le banditisme ou la délinquance. C’était du volontariat ; donc notre credo c’est de créer un cadre d’épanouissement pour ces jeunes élèves.
On a continué dans cette lancée même après mon affectation à Kaolack. Cette année, c’est le début d’expérience pour BOS et les renforcements se font du CI à la Terminale.

SUNU GOX
Qu’est ce qui justifie le nom du parrain à savoir le président OBAMA ?
PR. MENDY
Merci pour cette bonne question. Comme vous le savez monsieur le milieu détermine l’homme. J’étais étudiant, j’ai fait 7ans au département d’anglais, c’est ma spécialité. De là, j’ai appris beaucoup de chose sur les Civilisations, surtout afro américaines et sur l’esclavage. Barack Obama, pour moi est un descendant de ces gens-là. Il est le brassage d’un tout à la fois.
Pourquoi je le dis ? Obama c’est la convergence de beaucoup de chose. Il a de chrétien en lui et il a de musulman en lui. Il symbolise un brassage culturel. C’est le monde en miniature en quelque sorte. Je voudrais ainsi rendre un vibrant hommage à tous ceux qui ont permis de libérer l’homme noir, pour le rayonnement du statut de la race noire. J’ai pris la personne de Barack Obama pour représenter toutes ces figures, comme Nelson Mandela, Martin Luther King, Marcus Garvey. Comme chez nous, nous avons les Cheikh Ahmadou Bamba, Aline Sitoé Diatta etc…Vous réveillez Martin Luther King de sa tombe pour lui annoncer qu’un noir a dirigé les USA, il ne va pas y croire, même Malcom X.
SUNU GOX
Quelle est la date d’autorisation de l’institut et que diriez-vous aussi de son personnel ?
PR. Mendy
Pour le moment au niveau Elémentaire je n’ai que des contractuels, comme c’est le début. Nous espérons que la collaboration va continuer. D’ici un an ou deux ans on va établir des CDI. Mais pour le moment on a des CDD parce que on vient de démarrer. Au niveau Moyen on a des professeurs, eux, ce sont des prestataires qui viennent d’autres écoles. On a également une cantine scolaire gérée par une dame qui fait partie du personnel.
Pour l’autorisation, on a fait une demande aux autorités compétentes. Et nous attendons la descente de la commission d’enquête. C’est un processus et on a eu à déposer à temps pour annoncer à l’inspection d’académie le démarrage de nos cours. Après on va se conformer aux suggestions et recommandations ; tout le reste est progressif.
SUNU GOX
Quelles sont les difficultés rencontrées par l’Etablissement ?
PR. Mendy
Bon ! Comme on le dit souvent tout début est difficile. Pour le moment, on est toujours en phase d’apprentissage et en quête d’expérience. Nous en sommes conscient. Il n’est pas évident de créer tout cela et nous travaillons durement pour l’amélioration de ces jeunes ; ça c’est une difficulté. Pour le reste je m’en rends grâce à Dieu, tout est en place, tout fonctionne bien. Les enseignements se déroulent bien et je suis là pour accompagner le personnel. Puis comme on le dit l’apprentissage est éternelle.
SUNU GOX
Est-ce que vous avez reçu des financements de l’Etat ou de quelques autorités ?
PR. Mendy
Ça non ! Personne. On a utilisé nos propres fonds. Jusqu’à maintenant on n’a pas reçu un seul franc venant de quelque autorité que ce soit. C’est un investissement personnel qu’on a fait donc c’est individuel quoi. Pour le moment nous n’avons ni subvention ni apport financier venant d’une autorité. Nous travaillons avec nos propres moyens.
SUNU GOX
Pour finir monsieur, pourriez-vous nous dire pourquoi les parents ont une préférence accrue pour cette Barack Obama Scholl ?
PR. Mendy
On a un peu duré quand même ! Comme je vous l’ai dit, l’a prioririté, ce sont les cours de renforcement qu’on a fait dans cette zone-là pendant plus de deux ans maintenant. On a fini par la grâce de Dieu par se faire un nom et gagner en crédibilité.
Les parents ont fini par avoir confiance en nous. Nous prions que le bon Dieu fait demeurer cette confiance et à jamais. C’est le fruit d’un long travail ; je le dis : tout ce que nous faisons on le fait par amour. Je le répète, je ne connais d’autre chose que l’Enseignement. C’est pourquoi nous travaillerons corps et âme pour mériter cette confiance avec l’équipe pédagogique qui est ici.
Khadim SENE/sunugox.info
