Le ministre Birame Soulèye Diop attendu à l’African Energy Week 2026 pour présenter la vision intégrée du Sénégal

LE CAP, Afrique du Sud, 13 avril 2026 — Le Sénégal renforce son architecture stratégique dans le secteur des hydrocarbures, dans un contexte marqué par le lancement de réformes du cadre juridique visant à accroître la valorisation locale et la rétention de la valeur nationale dans l’industrie extractive. Ces réformes, engagées par le ministère de l’Énergie, du Pétrole et des Mines en mars 2026, s’inscrivent dans une dynamique de transformation structurelle du secteur.
Cette orientation intervient alors que le pays cherche à convertir la montée en puissance de la production pétrolière et gazière en levier de développement industriel, de souveraineté énergétique et de création de valeur ajoutée locale.
Dans ce cadre, le ministre de l’Énergie, du Pétrole et des Mines, Birame Soulèye Diop, prendra part à l’African Energy Week (AEW 2026), prévue du 12 au 16 octobre au Cap. Il y présentera la feuille de route du Sénégal visant à concilier attractivité des investissements, monétisation du gaz et consolidation d’un modèle énergétique souverain et intégré.
Sur le plan opérationnel, le Sénégal a exporté 3,8 millions de barils de pétrole brut en janvier 2026 depuis le champ de Sangomar, tandis que le projet Greater Tortue Ahmeyim (GTA) poursuit sa montée en puissance, avec une augmentation attendue des cargaisons de GNL en 2026.
En parallèle, le pays renforce son exploration et sa planification stratégique. Le programme d’exploration terrestre porté par Petrosen est estimé à 100 millions de dollars pour 2026, tandis que le projet gazier Yakaar-Teranga, évalué à 25 000 milliards de pieds cubes, occupe une place centrale dans la stratégie nationale, avec une volonté accrue d’implication des acteurs locaux.
Le gouvernement met également l’accent sur la transformation du gaz en électricité afin de réduire les coûts énergétiques et d’améliorer la compétitivité industrielle. Parmi les projets structurants figurent la centrale de Gandon (250 MW), ainsi que le développement des infrastructures gazières liées au réseau GTA et l’extension du corridor gazier nord et du site du Cap des Biches.
Dans le même temps, les autorités poursuivent la consolidation du cadre réglementaire de la transition énergétique. En mars 2026, des normes nationales relatives aux équipements solaires photovoltaïques ont été validées afin d’améliorer la qualité et la sécurité des installations dans le cadre du développement des énergies renouvelables.
À l’AEW 2026, le ministre Diop devrait ainsi exposer une vision intégrée articulée autour de la transition entre production, transformation locale et industrialisation énergétique, positionnant le Sénégal comme l’un des rares pays africains producteurs à développer simultanément hydrocarbures, gaz-to-power et énergies renouvelables dans un cadre stratégique unifié.
« Le ministre Diop incarne un leadership africain pragmatique qui transforme le potentiel des ressources en véritable transformation économique », a déclaré NJ Ayuk, soulignant que l’approche sénégalaise pourrait servir de modèle en matière d’intégration énergétique et de développement industriel.
