
Le Sénégal trace sa route vers l’autosuffisance en bananes à l’horizon 2029. À travers une déclaration forte, le Ministre de l’Agriculture, de la Souveraineté alimentaire et de l’Élevage, Dr Mabouba Diagne, a salué l’engagement exemplaire des producteurs organisés autour de l’INABAS et du CORPROBAT, sans les Tambacounda, Kolda, Sédhiou, tout en réaffirmant le soutien de l’État pour la structuration durable de la filière.
La filière banane connaît une dynamique ascendante portée par les producteurs de plusieurs régions du pays, dont Tambacounda, Niandane, Kolda et Sédhiou. Leur mobilisation, appuyée par les autorités publiques et des partenaires privés, contribue activement à la stratégie nationale de souveraineté alimentaire.

Selon le ministre, malgré les pertes enregistrées en 2024 — estimées à près de 37 500 tonnes à cause des inondations — la filière a fait preuve d’une grande résilience. En 2023, la production commercialisée s’élevait à 74 776 tonnes, un niveau quasi stable comparé à celui de 2024.
Les prévisions pour 2025 annoncent un tournant : 112 500 tonnes de production attendues, dont 84 550 tonnes destinées à la commercialisation. Une performance qui permettrait au pays de couvrir 80 % de ses besoins en bananes, avec un objectif de 90 % atteignables via la réduction des pertes post-récolte.

Le ministère salue également les initiatives locales, notamment la demande des producteurs pour un gel des importations durant la haute saison. Une mesure stratégique visant à protéger la production nationale et à renforcer la compétitivité locale face aux enjeux du marché.
Le MASAE, en collaboration avec l’Agence de Régulation des Marchés (ARM) et les autres parties prenantes, entend poursuivre les efforts pour organiser durablement la commercialisation, structurer les chaînes de valeur, et accroître la résilience du secteur.

Cette ambition s’aligne avec les objectifs du Programme Horizon Vision 2050, qui place l’agriculture au cœur du développement économique et social du Sénégal. Pour le Ministre Mabouba Diagne, la réussite de cette transformation dépendra de la gestion collective des ressources stratégiques, du dialogue et de la solidarité entre acteurs. « Ensemble, nous pouvons transformer cette ambition en réalité avant 2029 », a conclu le ministre.
