Le Ministère des Transports terrestres et aériens a rendu public un communiqué à l’issue d’une réunion de concertation tenue le 5 avril 2026 à Diamniadio avec les organisations syndicales du secteur des transports routiers, dans un contexte marqué par une grève en cours.

Cette rencontre, qui a duré plus de neuf heures, a permis d’examiner l’ensemble des points inscrits dans le préavis de grève. Parmi les principales revendications figuraient notamment l’annulation de la convocation de milliers de minibus pour la visite technique à Dakar, la levée de l’interdiction de circulation nocturne, la réduction des points de contrôle routier, ainsi que la question de la réglementation des plateformes numériques de transport et la rénovation des gares routières.
Des accords sur plusieurs points clés
À l’issue des discussions, plusieurs avancées ont été enregistrées :
- Le déploiement, dès la deuxième quinzaine d’avril 2026, de bancs mobiles de contrôle technique dans les régions, avec une possibilité de prolongation des délais de mise en conformité jusqu’en juin ;
- La restauration immédiate d’un dispositif simplifié de contrôle au niveau des postes de pesage, afin de fluidifier les opérations ;
- L’instauration de mesures transitoires, incluant une dérogation de six mois pour la régularisation de certains documents administratifs des véhicules ;
- L’extension du régime de sécurité sociale aux acteurs du transport routier, notamment à travers le Régime Simplifié pour les Petits Contribuables (RSPC), au bénéfice des travailleurs affiliés à l’AFTU ;
- La mise en place d’un comité ad hoc réunissant l’État, les syndicats et les transporteurs pour assurer le suivi des engagements et approfondir les concertations.
Des points en suspens et une grève maintenue
Malgré ces avancées jugées significatives par les autorités, certains points restent en suspens et feront l’objet de discussions ultérieures. Le ministère indique que ces questions nécessitent un approfondissement dans un cadre approprié.
Toutefois, à la surprise générale, les responsables syndicaux ont annoncé la poursuite du mouvement de grève « jusqu’à nouvel ordre », maintenant ainsi la pression sur les autorités pour obtenir des garanties supplémentaires.
L’État appelle à la responsabilité
Le ministère regrette cette décision et affirme se réserver le droit de recourir à tous les moyens légaux nécessaires pour assurer la continuité du service public du transport sur l’ensemble du territoire national.
En collaboration avec les ministères en charge des Forces armées et de l’Intérieur, des mesures seront également prises pour garantir la sécurité des transporteurs souhaitant poursuivre leurs activités.
Tout en réaffirmant sa disponibilité au dialogue, le ministère insiste sur la nécessité de préserver l’intérêt général dans un esprit d’ouverture et de responsabilité.
