
À l’occasion de la Journée mondiale de l’environnement, célébrée chaque 5 juin sous l’égide du Programme des Nations Unies pour l’Environnement (PNUE), le Réseau national des Éco-Citoyens du Sénégal (REC-SN) s’est mobilisé à Kaolack pour lutter contre la pollution plastique, thème retenu cette année.
Malgré le contexte de la fête de la Tabaski, le REC-SN a lancé une campagne nationale de collecte des déchets plastiques, notamment les sachets d’eau couramment utilisés. Objectif : transformer ces déchets en gaines pour pépinières, en vue de produire des plants destinés aux opérations de reboisement.
« Cette initiative s’inscrit dans une logique d’économie circulaire verte, pour répondre à la fois au défi de la pollution et à celui de la désertification », a expliqué Khamath Kama, coordonnateur national du réseau.
La campagne de collecte, qui s’étend du 4 au 16 juin, sera suivie d’une journée de valorisation prévue le 27 juin, à l’occasion de la Journée mondiale de lutte contre la désertification et la sécheresse. Les sachets collectés seront utilisés dans les pépinières éco-écoles de Kaolack et d’autres localités pour produire et planter des arbres, dans une démarche intégrée de résilience climatique et de restauration des terres.
Le REC-SN lance un appel à l’ensemble des citoyens, particulièrement aux jeunes et aux acteurs scolaires et communautaires, à participer activement à cette dynamique nationale.
Par ailleurs, M. Kama a interpellé les nouvelles autorités sur l’importance de faire respecter la législation relative à l’interdiction des sachets plastiques, notamment les sachets d’eau, qui doivent être remplacés par des bouteilles recyclables, comme le prévoit la loi.
« Seule une application stricte de cette loi pourra mettre un terme à la pollution plastique qui gangrène notre environnement. Il y a urgence à agir pour préserver notre santé, nos terres, et notre avenir », a-t-il plaidé, qualifiant le plastique de “jub jubanti environnemental”.
