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‎Kédougou : les députés appellent à une meilleure organisation de l’orpaillage traditionnel

Face aux conditions précaires dans lesquelles évoluent les orpailleurs traditionnels de la région de Kédougou, le président de la commission de l’Énergie et des Ressources minérales de l’Assemblée nationale, Babacar NDIAYE , a exhorté l’État à engager une formalisation effective de cette activité.

  • En visite jeudi sur le site aurifère de Bantako, à la tête d’une délégation de quinze députés, le parlementaire a souligné l’urgence d’offrir aux exploitants artisanaux un cadre légal et sécurisé leur permettant de travailler dans la dignité. Selon lui, l’exploitation traditionnelle de l’or se déroule dans un environnement marqué par de fortes contraintes humaines, sociales et sécuritaires.

Cette mission parlementaire, conduite sous l’encadrement du directeur régional des Mines de Kédougou et en présence du directeur régional des établissements classés, Maurice Ndior, s’inscrit dans les instructions du président de l’Assemblée nationale. Elle vise à échanger avec l’ensemble des acteurs du secteur extractif, en particulier les orpailleurs artisanaux.

‎Sur le terrain, les députés ont constaté plusieurs difficultés, notamment l’accès complexe aux sites d’orpaillage, l’absence de couloirs clairement définis et la destruction de matériels appartenant aux orpailleurs lors des opérations menées par les forces de défense et de sécurité. Une situation qui, selon Babacar Diop, alimente les tensions dans cette zone où l’exploitation clandestine reste fréquente.

Les représentants des orpailleurs ont, pour leur part, exprimé leurs préoccupations. Le président de la Fédération régionale des orpailleurs de Kédougou, Lamine Cissoko, a dénoncé les saisies répétées d’équipements financés à crédit, soulignant les lourdes conséquences économiques pour les exploitants concernés. Il a appelé l’État à clarifier les zones d’exploitation autorisées et à mettre fin aux démantèlements de sites qu’il considère comme légaux.

La délégation parlementaire prévoit un séjour de cinq jours dans la région. Après les échanges avec les orpailleurs traditionnels, les députés doivent se rendre dans plusieurs sociétés minières industrielles, notamment à Managem-Boto, Sabodala et à la mine d’or de Mako, afin d’avoir une vision globale des enjeux du secteur extractif à Kédougou.

‎Fily Cissokho

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