À Kénioto, petit hameau niché dans le département de Kédougou, vit un garçon dont le courage dépasse de loin son âge. Mamadou Salif Diallo, élève de CM2, a vu son destin basculer le jour où un serpent venimeux l’a mordu. Une attaque soudaine, brutale, qui l’a plongé dans une douleur indescriptible et l’a finalement conduit à une amputation de la jambe droite.

Pour beaucoup, un tel drame aurait suffi à éteindre toute envie de poursuivre le chemin de l’école. Mais pas pour Mamadou Salif. Chaque matin, malgré la fatigue, malgré la douleur, il s’appuie sur ses béquilles et avance, pas après pas, vers sa classe. Il avance parce que l’école est son refuge. Il avance parce que le savoir est sa force. Il avance parce qu’il rêve. Et ce rêve, il le porte avec une détermination bouleversante. À seulement 12 ans, Mamadou Salif ne se contente pas de suivre : il excelle. Il est premier de sa classe, preuve éclatante de son intelligence et de sa volonté inébranlable. Aujourd’hui, il n’a qu’un vœu : recevoir une prothèse pour retrouver une mobilité qui lui permettrait de vivre pleinement son enfance et de poursuivre ses études sans souffrance.
Sa résilience n’a pas laissé indifférent.
Très touché par son histoire et admiratif de son parcours scolaire exceptionnel, le ministre Moustapha Guirassy a promis de l’accompagner à travers le programme « FAIRE L’ÉCOLE + ». Une lueur d’espoir pour ce jeune garçon, symbole vivant de la persévérance. L’histoire de Mamadou Salif est plus qu’un récit. C’est une leçon. La preuve qu’avec du courage, même les chemins les plus douloureux peuvent mener vers la lumière. La preuve qu’un enfant, même blessé, peut inspirer tout un pays.
