Le Président de la République, Bassirou Diomaye Faye, a procédé ce vendredi 24 avril 2026 à Médina Yoro Foulah à la pose de la première pierre d’un nouveau centre de santé, marquant une étape importante dans le renforcement de l’accès aux soins dans cette zone du sud du pays.

Cette infrastructure sanitaire, très attendue par les populations, vient répondre à une situation longtemps préoccupante. Le district sanitaire de la localité fonctionne encore dans les locaux d’un ancien poste de santé, malgré une couverture estimée à plus de 185 000 habitants. Situé dans une zone frontalière avec la Gambie et à près de deux heures du Centre hospitalier régional de Kolda, le département souffre d’un accès limité aux services de santé spécialisés.

Avec ce projet, l’État entend rapprocher les soins des populations, améliorer la prise en charge locale et renforcer la sécurité sanitaire dans cette zone enclavée. Implanté sur une superficie de 2 hectares, le futur centre de santé s’étendra sur 2 961 m² et sera entièrement conçu de plain-pied pour garantir une accessibilité optimale, notamment aux personnes à mobilité réduite.
L’infrastructure comprendra plusieurs services essentiels, dont des salles de consultation, une maternité, un bloc opératoire, un service des urgences, une pharmacie, un laboratoire, ainsi que des unités de prévention et de vaccination. Elle disposera également d’une capacité d’hospitalisation de 35 lits. Les travaux sont prévus pour une durée de 18 mois.

Dans son allocution, le Chef de l’État a donné une portée symbolique forte à cet acte, le qualifiant d’« acte d’espérance », destiné à montrer que Médina Yoro Foulah est pleinement intégrée dans les priorités nationales. Un message accueilli avec enthousiasme par les populations.
Le maire de la commune, s’exprimant au nom des habitants, a salué cette initiative majeure et exprimé la gratitude des populations. Il a également annoncé que le futur centre de santé porterait le nom du Président, soulignant ainsi la dimension hautement symbolique de ce projet pour le territoire.

À travers cette réalisation, le Président de la République réaffirme sa volonté de réduire les inégalités territoriales et de garantir un accès équitable aux services essentiels. Une démarche qui s’inscrit dans une vision plus large visant à renforcer la présence de l’État dans les zones longtemps restées en marge des dynamiques de développement.
