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Passation de service au MESRI : continuité et nouvelles orientations à la tête de l’enseignement supérieur

La cérémonie de passation de service au sein du Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation s’est tenue ce jeudi 4 juin 2026 au Sphère ministérielle Habib Thiam, dans une atmosphère empreinte de cordialité et de continuité administrative.

Après neuf mois passés à la tête du département, le professeur Daouda Ngom a officiellement transmis ses responsabilités au docteur Boubacar Camara, récemment nommé à l’issue du dernier remaniement ministériel.

Dans son allocution de départ, le ministre sortant est revenu sur les principales avancées enregistrées durant son passage. Il a notamment mis en avant l’élaboration d’une nouvelle feuille de route stratégique, adossée aux conclusions de l’Agenda national de Transformation de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation (ANTESRI), dont le rapport a été soumis au Président de la République.

Parmi les réalisations phares évoquées figure également le recrutement de 500 personnels d’enseignement et de recherche, destiné à renforcer les capacités académiques des universités et établissements d’enseignement supérieur du pays. Le ministre a aussi souligné le lancement d’un appel à projets de recherche et d’innovation doté d’une enveloppe de deux milliards de francs CFA, visant à financer 40 projets à fort impact.

Sur le volet social, il a rappelé les efforts engagés pour la rationalisation du système des bourses, avec l’objectif affiché de renforcer l’équité, la transparence et l’efficacité dans l’utilisation des ressources publiques.

Prenant la parole à son tour, le nouveau ministre de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, le docteur Boubacar Camara, a salué les acquis de son prédécesseur. Il a insisté sur la nécessité de renforcer la concertation entre les différents acteurs du secteur afin d’améliorer durablement les conditions de travail et d’études.

« Nous devons faire en sorte qu’il y ait une amélioration des conditions. Il faut de la concertation, échanger, se dire aussi la vérité, et que l’État puisse entrevoir les conditions matérielles permettant aux différentes composantes de l’université de remplir leurs missions », a-t-il déclaré.

Le nouveau ministre a également appelé à la consolidation de l’écosystème universitaire et à la prévention des tensions : « Il faut panser les blessures, il faut prévenir les conflits, dans le respect de la parole et des engagements », a-t-il ajouté, plaçant son action sous le signe du dialogue et de la continuité.

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