Au terme du premier trimestre de l’année 2026, le Ministère des Pêches et de l’Économie maritime affiche un niveau d’exécution budgétaire globalement satisfaisant, en adéquation avec les objectifs assignés aux différents programmes. L’analyse des indicateurs de performance met en évidence une dynamique soutenue dans la mise en œuvre des projets structurants, traduisant l’engagement constant du département en faveur du développement durable du secteur.

Des infrastructures en progression notable
Dans le cadre du programme dédié aux transports maritimes et aux infrastructures portuaires, le taux de réalisation dépasse 30 %, attestant d’un rythme d’exécution encourageant.
Parmi les avancées majeures :
- Le Port de Ndayane enregistre un niveau d’avancement significatif, avec une mise en service prévue au début de l’année 2027 ;
- Le projet de liaison maritime Dakar–Gorée a connu un démarrage effectif, avec l’acquisition programmée de deux navires en acier destinés à renforcer la desserte.

Renforcement des capacités du secteur halieutique
Le premier trimestre a également été marqué par des résultats probants dans le domaine des infrastructures halieutiques :
- Le Laboratoire national d’analyse des produits halieutiques est achevé et a fait l’objet d’une réception provisoire ;
- Le Marché central aux poissons de Thiès, réalisé à 100 %, est désormais opérationnel ;
- Le Complexe frigorifique de Hann, dont les infrastructures sont finalisées, sera prochainement fonctionnel, avec la nomination de son directeur et le déploiement progressif des équipements et du personnel.

Modernisation des services déconcentrés
Le ministère a engagé un vaste programme de réhabilitation de ses services régionaux. À Saint-Louis, les travaux de reconstruction ont atteint un taux d’exécution de 40 %, en réponse à la dégradation avancée des infrastructures. Des mesures de redéploiement temporaire du personnel ont été prises afin d’assurer la continuité du service public. Cette dynamique est en cours de déploiement dans les autres régions, contribuant à l’amélioration des conditions de travail et de prestation.

Réformes structurantes et gouvernance renforcée
Des avancées significatives ont été enregistrées dans la modernisation du cadre juridique du secteur :
- Les avant-projets de loi et de décret du Code de la pêche maritime sont finalisés ;
- L’avant-projet de loi du Code de la pêche continentale est disponible, avec des textes d’application en cours d’élaboration ;
- L’avant-projet du Code de la marine marchande est également finalisé.
Ces réformes visent à doter le secteur d’un cadre normatif modernisé, en phase avec les engagements internationaux et les impératifs de gestion durable des ressources.
Dans le même élan, des efforts soutenus sont déployés en matière de certification des produits halieutiques, notamment en conformité avec les exigences des instances internationales en charge de la gestion des stocks de thon et de l’allocation des quotas.

L’aquaculture, un levier stratégique en pleine expansion
Le développement de l’aquaculture s’impose comme un axe prioritaire, avec des avancées notables :
- Le renforcement des dotations en aliments pour poissons, favorisant l’intensification de la production ;
- La création et l’accompagnement d’unités de production aquacole à l’échelle nationale ;
- L’impulsion d’une dynamique structurante pour la mise en place d’une usine nationale de production d’aliments pour poissons, en vue de réduire la dépendance aux importations et d’améliorer la compétitivité du secteur.

Des perspectives encourageantes pour 2026
Au regard des performances enregistrées, les perspectives pour le reste de l’année 2026 s’annoncent favorables. Le ministère entend poursuivre l’accélération des investissements, renforcer la gouvernance sectorielle et consolider les acquis, afin de garantir une exploitation durable, inclusive et compétitive des ressources halieutiques et maritimes.
Ce bilan d’étape illustre la volonté affirmée du Gouvernement de positionner durablement le secteur des pêches et de l’économie maritime comme un levier stratégique du développement économique et social du Sénégal.
