Alors que s’achève le premier trimestre de l’année scolaire 2025-2026, la COSYDEP tire la sonnette d’alarme. Pour la coalition, l’école sénégalaise se trouve à un carrefour décisif, confrontée à des défis structurels persistants et à un contexte sociopolitique qui menace sa stabilité.

Inclusion éducative, qualité des apprentissages, résilience face aux crises, financement durable : les enjeux sont multiples et urgents. La COSYDEP rappelle que des milliers d’enfants et de jeunes restent encore en marge du système éducatif, tandis que les abris provisoires, les écoles vétustes et le manque de personnel continuent de compromettre la réussite scolaire.
Mais au-delà des chiffres et des infrastructures, la coalition pointe un risque majeur : la politisation excessive de l’espace public, qui relègue l’éducation au second plan. « L’école ne doit pas être l’otage des tensions politiques », insiste la COSYDEP, appelant à un assainissement du débat public et à un engagement fort de tous les acteurs pour préserver la cohésion sociale et la stabilité du système éducatif.
Face au retrait progressif de certains bailleurs et à la faiblesse chronique de l’investissement, la COSYDEP appelle à repenser en profondeur le financement de l’éducation, en privilégiant l’équité, l’innovation et la justice fiscale. Elle réaffirme enfin qu’aucune réforme durable ne peut réussir sans dialogue, transparence et investissements adaptés.
En cette fin de trimestre, le message est clair : investir dans l’éducation, c’est protéger l’avenir, et cela exige une responsabilité collective, au-delà des clivages et des agendas politiques.
