Dans le cadre de la mise en œuvre du projet Sénégal 2050, le Ministère de l’Éducation nationale s’engage résolument dans une transformation profonde et structurante du système éducatif sénégalais. Une transformation fondée sur la construction d’une éducation intégrale, capable de réconcilier :
- – L’ancrage culturel et les valeurs nationales,
- – L’ouverture sur le monde et la maîtrise des langues,
- – Les compétences scientifiques, technologiques et techniques de pointe.
La refondation curriculaire se veut ainsi une œuvre collective, guidée par la rigueur intellectuelle, l’intelligence collective et une écoute nationale active.

Une cérémonie fondatrice sous le sceau du savoir et de la participation
C’est dans cet esprit que s’est tenue, ce jeudi 15 janvier 2026, une cérémonie solennelle présidée par le ministre de l’Éducation nationale, Moustapha Mamba Guirassy. Cet événement majeur a marqué trois moments forts et hautement symboliques :
- l’installation officielle du Comité scientifique de la réforme curriculaire,
- la rentrée solennelle de l’Inspection générale de l’Éducation et de la Formation (IGEF),
- le lancement de la plateforme nationale d’écoute “La Voix de l’École”.
Un triptyque fort qui consacre la volonté des autorités de placer le savoir, l’expertise et la participation citoyenne au cœur de la transformation de l’école sénégalaise.

Un comité scientifique pour éclairer la refondation
Au cœur de cette dynamique, le Comité scientifique de la refondation curriculaire, composé d’éminentes personnalités issues de divers horizons académiques, professionnels et culturels. Présidé par le professeur Abdoullah Cissé, ce comité a pour mission d’apporter un éclairage pluridisciplinaire, transdisciplinaire et systémique à l’ensemble du processus. Il ne s’agit plus simplement de réformer les curricula, mais bien de refonder le système éducatif sénégalais », a rappelé le ministre, soulignant qu’il s’agit d’une instruction claire du Président de la République, au regard des enjeux stratégiques liés à l’avenir du pays. En appui à ce comité, un cercle de hauts référents, composé d’artistes, de scientifiques, d’anciens ministres, d’architectes et d’intellectuels, a également été mis en place afin d’enrichir cette dynamique nationale.

L’IGEF à l’honneur lors d’une rentrée solennelle inédite
Autre temps fort de la cérémonie : la rentrée solennelle de l’Inspection générale de l’Éducation et de la Formation, une première dans l’histoire de ce corps stratégique. Le port symbolique de la toge par les inspecteurs généraux a marqué la reconnaissance de la haute responsabilité, de la rigueur et de l’exigence professionnelle qui fondent leur mission. Pour le ministre, cette innovation traduit la place centrale du savoir, de l’éthique et de l’excellence pédagogique dans la qualité reconnue du système éducatif sénégalais, tant au niveau sous-régional qu’international.

“La Voix de l’École” : une gouvernance éducative inclusive
La cérémonie a également été marquée par le lancement officiel de la plateforme numérique nationale d’écoute “La Voix de l’École”. Accessible à tous, elle offre un espace d’expression aux enseignants, apprenants, familles, acteurs des daaras et des territoires, à travers des contributions audio en français et en langues nationales (wolof, soninké, entre autres). Cette démarche d’écoute active et apprenante, selon les termes du ministre, incarne un nouveau style de gouvernance publique, fondé sur l’inclusion, la concertation et la co-construction des politiques éducatives.

Dialogue social et responsabilités partagées
Interpellé sur les revendications syndicales, notamment celles du G7, le ministre a réaffirmé la disponibilité permanente du gouvernement au dialogue. Il a salué l’adoption récente en Conseil des ministres du décret relatif aux décisionnaires, une doléance ancienne réglée en moins d’un an et demi. Reconnaissant les contraintes administratives, il s’est néanmoins voulu rassurant : « Dans les prochains jours, ce dossier sera définitivement vidé pour le grand bonheur des acteurs éducatifs, notamment des enseignants injustement traités par le passé », a-t-il assuré.

Un acte fondateur pour l’Agenda Sénégal 2050
Pour les autorités, cette cérémonie constitue bien plus qu’un événement institutionnel. Elle marque un acte fondateur, porteur d’espoir et de transformation, en droite ligne avec la volonté de changement exprimée par les Sénégalais en mars 2024.

« L’Agenda Sénégal 2050 ne peut se réaliser sans un capital humain solide », a insisté le ministre, convaincu que la refondation de l’école sénégalaise est la clé de la justice sociale, de la souveraineté et de la prospérité durable.
