L’Assemblée nationale est convoquée ce lundi 29 juin pour adopter la proposition de loi n°17/2026 portant révision de la Constitution.

Moins de dix jours entre la commission et le vote, sur notre Loi fondamentale : ce rythme doit nous interpeller.
Je ne conteste pas le principe d’une réforme. Mais une réforme peut être juste dans son principe et viciée dans sa méthode. La réviser par la seule force du nombre, sans consulter directement les citoyens, c’est risquer de glisser du progrès institutionnel au tripatouillage des institutions.
Je plaide pour quatre exigences :
— reporter le vote pour une large concertation (opposition, société civile, autorités religieuses et coutumières, jeunesse, femmes, diaspora) ;
— vulgariser et traduire le texte avant toute adoption : le peuple doit comprendre avant de se prononcer ;
— soumettre l’essentiel au référendum ;
— préserver une composition pluraliste du gardien de la Constitution, et rendre le scrutin réellement divers (deux bulletins, deux urnes).
Renforcer l’État, oui. Confisquer la République, jamais.
Une Constitution appartient à la Nation, pas à une majorité ni à un homme.
Driss Junior DIALLO,
Consultant — Acteur Socio-Politique.
