Deux affaires de violences ont été enregistrées ces derniers jours dans le département de Saraya, dans la région de Kédougou. Les faits se sont produits dans des sites d’orpaillage et ont fait des blessés graves.

La première agression s’est déroulée à Dambala, dans la commune de Missirah Sirimana. Selon les informations recueillies, un jeune Malien âgé de 18 ans a poignardé un vendeur de tangana de nationalité burkinabé à la suite d’une dispute liée à une dette de 500 francs CFA.
D’après les témoignages, le jeune devait cette somme au vendeur. Lorsqu’il s’est présenté avec un billet de 1 000 francs pour payer 500 francs de nourriture, le vendeur aurait retenu la monnaie afin de récupérer la dette. Une décision qui n’a pas été acceptée par le jeune homme. Ce dernier aurait tenté de reprendre l’argent dans le tiroir du vendeur sans y parvenir. Il serait ensuite allé se procurer un couteau avant de revenir poignarder la victime au niveau de l’abdomen.
Grièvement blessé, le vendeur a été évacué d’urgence vers l’hôpital régional pour y recevoir des soins. L’auteur présumé a été interpellé par les éléments de la brigade territoriale de Saraya et placé en garde à vue pour coups et blessures volontaires.
Un second cas de violence a été signalé à Kharakhéna, dans la commune de Bembou. Un jeune Guinéen âgé de 26 ans aurait assommé un autre jeune homme à l’aide d’une brique à la suite d’une dispute liée à un téléphone portable.
La victime, grièvement touchée à la tête et ayant perdu connaissance, a d’abord été transférée à l’hôpital régional avant d’être évacuée vers l’hôpital de Tambacounda pour une prise en charge médicale plus spécialisée.
Le suspect a également été interpellé par la brigade territoriale de Saraya et placé en garde à vue pour coups et blessures volontaires.
Selon plusieurs sources locales, ces actes de violence sont fréquents dans certaines zones d’orpaillage, où la consommation de stupéfiants et de médicaments détournés, notamment le tramadol, est régulièrement pointée du doigt. Les autorités et les forces de sécurité appellent à davantage de vigilance pour limiter ces violences dans les sites miniers.
