Une menace réelle pèse sur les classes préparatoires communautaires (CPC) à la rentrée prochaine à Sédhiou. Les tenants de ces classes, au nombre de 233 exigent une formation diplômante et leur recrutement dans la fonction publique sans quoi, ils menacent de reprendre leur grève de la faim qu’ils avaient suspendue à la veille du conseil présidentiel du 27 février dernier suite aux multiples médiations.
Pour rappeler au président de la république ses promesses de les recruter, ils ont tenu ce matin un point de presse à l’inspection de l’éducation et de la formation. En effet, certains d’entre eux, depuis 2013, n’ont pas reçu d’émoluments de la part des collectivités locales. Pourtant, en son temps, au cours d’une rencontre des acteurs avec l’autorité administrative, les maires des communes concernées, s’étaient engagés à débloquer annuellement la somme de 500.000 F pour prendre en charge l’ensemble des prestataires de la commune quel que soit leur nombre.
Mais jusque-là, à part les inscriptions de 500 francs par élève, ces types d’enseignants ne reçoivent rien. Las de se nourrir de promesses jamais tenues, ils ont décidé de monter la lutte d’un cran a fait savoir Souleymane Konté, le président régional de cette catégorie d’enseignants.
Des marches ont été organisées sans succès, une grève de la faim a été observé il s’en est sorti que des promesses. La prochaine étape, selon les enseignants, sera décisive pour un règlement définitif de cette question qui disent-ils n’a que trop duré .


