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Sénégal/Covid19: «Ce n’est pas pour faire peur aux sénégalais, mais la situation est très tendue » (Dr Alioune Badara Ly, COUS)

« la situation est très tendue » (Dr Alioune Badara Ly, COUS)

Le ministère de la santé et de l’action sociale reprenant le point du jour sur la situation épidémique liée au coronavirus, a laissé parler certains responsables de la risposte. Le nouveau directeur du centre des opérations d’urgences sanitaires, Docteur Alioune Badara Ly a voulu faire un rappel sur la relation de la pandémie avec un certain nombre de facteurs,  notamment la Tabaski et les tests de diagnostic rapide. « Aujourd’hui, il va y avoir un avant Tabaski du point de vue épidémiologique, un pendant, mais surtout un après Tabaski qui concentre toute notre attention sur l’évolution de la maladie à Dakar et dans les autres régions. Il faut rappeler que pendant la Tabaski, nous avions un nombre de cas légèrement en baisse. Ceci peut s’expliquer du fait que plusieurs sénégalais se sont rendus au niveau de leurs localités pour fêter la Tabaski mais aussi par l’avènement des tests de diagnostic rapide », a lancé le successeur du Dr Bousso.

Un des autres facteurs également est, selon le Dr Alioune Badara Ly, la semaine qui a suivi la Tabaski, une légère hausse dans certaines régions a été notée.
Ainsi, faisant le cumul entre juin et juillet, les cas ont largement augmenté. Même chose pour les décès avec les 99 cas qui ont été notés la semaine dernière.

Aussi, le Dr Alioune Badara Ly rappelle que la situation est pour le moment inquiétante, même si les efforts du ministère sont toujours en train d’être mis en œuvre. D’où l’importance pour les populations de faire preuve de plus de vigilance. « La situation reste aujourd’hui assez tendue. Il nous faut bien renforcer la lutte et surtout, rappeler aux sénégalais à aller se faire vacciner », a incité le directeur du COUS.

« Nous avons une augmentation moyenne de 90 à 100 lits chaque semaine » (Dr Alioune Badara Ly, COUS)

La capacité litière est un des défis que le ministère de la santé et de l’action sociale s’est fixé pour la prise en charge des malades de covid-19. Actuellement, « le Sénégal tourne autour d’une augmentation moyenne de 90 voire 100 lits chaque semaine », a informé ce vendredi le directeur des opérations d’urgence sanitaire à l’occasion de la reprise du bulletin d’information journalière sur la situation épidémique.

En effet, la tension en lits reste aussi élevée, particulièrement à Dakar. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle, l’ensemble des structures du ministère de la santé, notamment le groupe opérationnel dirigé par le Dr Alioune Badara Ly, sont en train de réfléchir sur la manière d’augmenter semaine par semaine la capacité litière. « Nous anticipons avec les directeurs des hôpitaux, sur les modalités d’augmentation de lits au niveau des CTE ou même d’enrôler d’autres structures sanitaires qui n’étaient pas dans le dispositif et de rouvrir certains CTE qui n’étaient toujours pas fonctionnels. C’est le cas notamment de Matlaboul Fawzeyni », informe le Dr Alioune Badara Ly.

« Toutes les personnes âgées au moins de 18 ans doivent aller se faire vacciner. »

Avec cette avancée inquiétante de la pandémie de Covid-19, particulièrement la virulence du variant Delta, le ministère de la santé et de l’action sociale a repris le point du jour à travers son bulletin du jour sur la situation de la pandémie. 

Après l’ouverture par le ministre de la santé Abdoulaye Diouf Sarr, le directeur de la prévention, le Dr Ly est revenu sur le plan de riposte de la vaccination et a expliqué concrètement ce qu’est cette méthode de prévention. « La vaccination est l’administration en toute sécurité d’un agent antigénique, inoffensif et sans innocuité dans le but de stimuler le système immunitaire. »

Le directeur de la prévention a toutefois rappelé les cibles du vaccin. « Toutes les personnes âgées au moins de 18 ans doivent aller se faire vacciner. Pour les porteurs de maladies chroniques, il est aussi recommandé de prendre le vaccin pour ne pas développer des formes graves et leur éviter de passer la maladie aux autres. Les femmes enceintes et celles allaitantes doivent aussi se faire vacciner. »

Il faut également signaler, selon le directeur de la prévention, « que le Sénégal administre trois types de vaccins contre la Covid-19 : il s’agit de AstraZeneca( 2 injections, la deuxième, 3 mois après la première, Sinopharm, 2 injections aussi avec un espace de 3 semaines après la première dose et enfin Johnson and Johnson avec une seule injection).

« Nous avons jugé d’intensifier la sensibilisation pour éviter que la rue le fasse à notre regret… » (Abdoulaye Diouf Sarr, MSAS )

« Nous n’avons jamais cessé d’informer et de sensibiliser les populations. Mais le contexte nous impose d’intensifier la riposte » a indiqué le ministre de la Santé et de l’Action sociale qui estime d’ailleurs que la campagne de sensibilisation est plus que jamais importante à intensifier pour éviter que les rumeurs, et la rue le fassent de manière inadéquate.

Le ministre de la santé et de l’action sociale Abdoulaye Diouf Sarr rappelle que dans ce contexte où les cas de contamination ne cessent d’évoluer, la mobilisation doit être le maitre-mot dans cette guerre contre l’ennemi commun.

Il salue également le soutien du président de la république Macky Sall qui ne cesse, selon lui de mettre en œuvre des politiques pour la maîtrise de la crise.

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