L’Agence nationale de l’État civil et la Caisse des Dépôts et Consignations ont officiellement signé, ce vendredi 22 mai, une convention de partenariat stratégique destinée à accélérer la modernisation et la sécurisation du système d’état civil au Sénégal.

Cette initiative s’inscrit dans la dynamique de transformation structurelle portée par le Plan Sénégal Vision 2050 et vise à renforcer la fiabilité, l’accessibilité et la sécurisation des services d’état civil sur l’ensemble du territoire national.
Prenant la parole lors de la cérémonie, le Directeur général de l’ANEC, Matar Ndao, a salué l’engagement de la CDC ainsi que la qualité de la collaboration entre les deux institutions. Il a souligné que ce partenariat permettra de franchir une étape décisive dans la modernisation de l’administration de l’état civil.

Le responsable de l’ANEC est également revenu sur les nombreux cas de fraude documentaire constatés ces derniers mois. À ce sujet, il a appelé les maires à faire preuve de davantage de vigilance et de responsabilité dans la gestion des centres d’état civil afin de garantir la fiabilité des actes délivrés aux citoyens.
De son côté, Fadilou Keïta a rappelé que la CDC travaille déjà avec l’ANEC sur plusieurs axes stratégiques liés à la digitalisation et à la modernisation du système d’état civil. Il a réaffirmé la disponibilité de son institution à accompagner les projets structurants portés par l’ANEC au bénéfice des populations.

Selon Matar Ndao, cette convention répond directement aux orientations définies par le Président de la République, notamment à travers : l’accélération de la digitalisation intégrale du système d’état civil ; la sécurisation des archives et des registres ; l’amélioration du fonctionnement des centres d’état civil ; et le renforcement de la fiabilité des documents administratifs.
Le Directeur général de l’ANEC a par ailleurs indiqué que le logiciel national de gestion de l’état civil est déjà déployé dans 415 centres connectés au Registre national de l’état civil, contribuant ainsi à renforcer la sécurité des procédures d’enregistrement et de délivrance des actes.
Au-delà des aspects techniques, cette convention porte également une forte dimension sociale et citoyenne. Pour les autorités, chaque registre restauré, chaque centre modernisé et chaque citoyen régularisé constitue une avancée importante pour l’accès aux droits fondamentaux, à l’éducation, à l’emploi ainsi qu’aux services publics.
