La Sûreté urbaine du Commissariat central de Thiès a déféré, le 6 mai 2026, un individu poursuivi pour usurpation de fonction, viol, chantage sexuel et escroquerie, au terme d’une enquête ayant mis au jour plusieurs faits graves impliquant de potentielles victimes.

L’affaire a éclaté après le signalement d’un responsable d’hôtel de Thiès. Une jeune femme, venue de Yenne avec son nourrisson âgé de deux mois, s’était effondrée à la réception après avoir affirmé être victime d’un kidnapping.
Selon les premiers éléments de l’enquête, la victime entretenait une relation virtuelle avec le suspect via Facebook. Ce dernier, utilisant une fausse identité, aurait financé son déplacement jusqu’à Thiès avant de l’installer dans une chambre d’hôtel.
Malgré le refus explicite de la jeune femme et sa situation de jeune maman, le mis en cause l’aurait contrainte à un rapport sexuel. Avant l’agression, la victime avait toutefois réussi à prévenir sa sœur domiciliée à Thiès. L’arrivée rapide de cette dernière accompagnée de son époux a permis de mettre fin à la séquestration présumée.
L’exploitation du téléphone portable du suspect a permis aux enquêteurs de contredire sa version des faits, celui-ci évoquant une relation consentie. Des échanges retrouvés dans l’appareil montrent que la victime lui avait clairement signifié son indisponibilité.
Les policiers ont également découvert plusieurs vidéos intimes impliquant d’autres femmes sénégalaises. L’une des victimes identifiées a expliqué avoir été manipulée par le suspect, qui se présentait comme agent administratif à l’AIBD et promettait un mariage avant de disparaître après avoir soutiré de l’argent à son entourage.
L’enquête a aussi révélé des faits d’usurpation de fonction. Un gérant de bar s’est présenté spontanément aux enquêteurs pour identifier formellement le suspect comme l’homme qui s’était présenté dans son établissement sous la fausse qualité de procureur près le Tribunal de Grande Instance de Thiès.
Profitant de cette identité fictive, il avait consommé des boissons alcoolisées pour un montant de 44 400 FCFA avant de quitter les lieux sans payer.
Le mis en cause a finalement été conduit au parquet pour répondre des faits qui lui sont reprochés.
