La RTS propose un reportage inédit sur les réalisations du président Macky Sall. « Macky Sall, le Sénégal au cœur, les emblèmes de l’émergence », est un voyage dans les réalisations du Président Macky Sall de son accession au pouvoir jusqu’à ce jour. Tous les secteurs de developpement sont mis en exergue et les réalisations du Chef de l’Etat.
Évoquant l’ambitieux projet du Train Express Régional réalisé au coût d’un millier de milliards FCFA, à travers un film documentaire sur ses réalisations infrastructurelles diffusé ce 27 juillet, sur la RTS 1, le Chef de l’État s’est à nouveau appesanti sur l’endettement des pays africains, notamment du Sénégal, qu’il considère comme un faux débat.
« Comment voulez-vous que l’Afrique ne s’endette pas ? Les pays les plus développés sont les pays les plus endettés. Pourquoi nous africains nous devons toujours nous flageller ? Quel est le pays qui peut faire son développement sans dette ? C’est un faux débat. Le vrai débat, c’est d’avoir une bonne dette, une dette la moins chère possible, une dette qui est injectée et investie pour des choses utiles », a-t-il expliqué. Dans le publi-reportage dénommé ‘’Macky Sall au cœur : les emblèmes de l’émergence’’ et qui retrace l’exécution des projets infrastructurels phares de l’État, notamment ceux routiers suivant les orientations du PSE, le président de la République y rappelle son engagement pour un déplafonnement du Produit Intérieur Brut (PIB) pour les pays en voie de développement. « Mon combat sur le plan international, c’est de dire pourquoi on nous plafonne à 70% de notre PIB, maintenant que les grands pays ont tous dépassé les 120%, parfois 200% de leurs PIB. Quel est le pays qui ne s’endette pas pour son développement ? Qu’on m’en cite un seul au monde. Ce qui est dramatique c’est de s’endetter pour du fonctionnement », a expliqué Macky Sall qui confie endetter le Sénégal pour investir pour l’avenir du pays. Pour fonder ses arguments, le Chef de l’État renvoie ses détracteurs sur l’utilité de l’autoroute à péage. « Aujourd’hui, ceux qui vont à Touba et qui vont au nord du Sénégal ne vous diront pas que cette route n’est pas utile », a-t-il soutenu. Dans le film documentaire, plusieurs projets routiers des régions de l’intérieur entamés depuis 2012 sont exposés. En milieu rural, plus de 4. 000 Km de pistes ont été réalisés. Pour le président de la République, avec 13 ponts déjà achevés à travers le pays, son régime a désenclavé plusieurs localités. « J’ai beaucoup investi en matière de route puisque là aussi, la mobilité est un élément indispensable de la transformation structurelle. On ne peut pas faire converger les productions des champs vers les marchés si on n’a pas des pistes de production, des routes ou même des autoroutes. Nous avons plus de 2.000 km de routes bitumées depuis que je suis là et nous avons plus de 250 km d’autoroute et plus de 8.000 km de piste », a fait savoir Macky Sall.
Infrastructures aériennes
Quelques mois après l’ouverture de l’aéroport international Blaise Diagne, la compagnie aérienne nationale Air Sénégal a pris son envol. Dans ce grand reportage diffusé sur la chaîne nationale, le président Macky Sall revient sur le sentiment profond, éprouvé avec l’avènement d’Air Sénégal, qui doit être une fierté nationale. Cette compagnie aérienne nationale a pour ambition de vendre l’image du Sénégal dans le monde. « Nous devons être fiers des réalisations africaines. Nous sommes un hub aérien en Afrique de l’Ouest. Nous devons donc avoir la capacité de faire le travail comme certaines compagnies à l’instar de Ethiopian », ambitionne le président de la République qui, avec l’aéroport Blaise Diagne, envisage doter Air Sénégal de moyens nécessaires pour se mesurer aux autres compagnies. Prenant l’exemple de Ethiopian, le président Macky Sall explique les raisons qui font sa fierté pour la compagnie citée : « Je suis fier quand je vois cette réalisation africaine s’activer dans le transport de vaccins par exemple. C’est une réussite à saluer ». Par conséquent, en tant qu’africain, le chef de l’État estime que ce sont ces réalisations qu’il faut multiplier pour s’imposer dans ce secteur. Dakar est un hub aérien, il est donc dramatique de ne pas disposer de compagnies d’envergure capables de rivaliser avec d’autres… » C’est toute la pertinence, selon le président de la république, de lancer Air Sénégal après avoir tiré les leçons des échecs. C’est donc une compagnie qui attire bien l’attention du chef de l’État soucieux du développement aérien du Sénégal…
L’agriculture, l’élevage et la pêche
« Sans faire de la théorie économique, pour moi l’émergence, c’est lorsqu’un pays aura les capacités d’assurer sa souveraineté alimentaire, sa sécurité d’être capable de défendre son territoire, mais aussi de créer les conditions du développement du capital dans le pays afin que le niveau de chômage soit maîtrisé. Mais aussi, que cette richesse développée soit inclusive ». C’est une expression utilisée par le président Macky Sall pour indiquer la direction que suit son régime pour mettre en pratique le plan Sénégal émergent, le référentiel économique et social sur le moyen et long terme. Dans ce documentaire de la RTS qui retrace les réalisations du chef de l’État depuis 2012, les secteurs de l’élevage, de l’agriculture et de la pêche représentent des secteurs clés sur lesquels le plan Sénégal émergent s’est appuyé pour booster l’économie. Dans le cadre de l’agriculture où il y’a 48% des populations qui y travaillent, la modernisation a été au cœur des efforts de l’État du Sénégal.L’un des objectifs que le Sénégal avait, c’était l’autosuffisance en riz à l’horizon 2017. Certes elle n’est pas encore acquise, mais grâce au plan Sénégal Émergent, le secteur a multiplié sa productivité en riz par 4. Pour le président de la République, il faut avoir une maîtrise de l’eau. Il y’a la partie irrigation pour la production de riz. Toutefois, ne pouvant pas maîtriser la pluviométrie, le Sénégal a jugé nécessaire de mettre des ressources dans la maîtrise de l’eau, mais également dans la mécanisation. « D’énormes ressources dans la mécanisation sont mises en pratique par l’État. Dans le cadre agricole, il faut des intrants, de l’engrais etc… La mécanisation du secteur avec notamment la subvention des producteurs est aussi une réalité pour le Sénégal. L’autosuffisance est presque atteinte, mais il faut juste l’implication du secteur privé surtout dans la production », a souligné le chef de l’État. L’arachide a également rapporté beaucoup aux producteurs. Elle est la principale activité agricole au Sénégal. Elle occupe d’ailleurs 1.212.000 ha ( chiffres en 2016) des surfaces emblavées. Pour le Sénégal, il faut renforcer la productivité. D’ailleurs, le Sénégal est en train de rééquilibrer avec les importantes exportations que le Sénégal est en train d’effectuer. Les sénégalais doivent être transformés en agripreneurs et l’État intervient dans l’accompagnement, l’encadrement et la subvention. En matière d’élevage, la stratégie d’intervention repose sur la productivité des vaches locales. Le lait est l’une des denrées les plus utilisées au Sénégal. En 2018, la demande nationale en lait était de plus de 457,5 millions de litres pour une consommation par habitant de 32 litres/an. Une demande qui est loin d’être couverte par l’État du Sénégal. D’où le recours à l’importation de produits laitiers pour combler le déficit. Pour atteindre l’objectif et combler ses besoins en lait, le Sénégal a favorisé la consommation des vaches locales. Il a fallu, ainsi, insister sur certaines races qui peuvent donner de grande quantité de lait. L’État du Sénégal, pour rappel, qui a fait un partenariat avec l’association nationale pour l’intensification de la production laitière, a donc importé 1.200 bovins et 200 caprins pour augmenter la production laitière. L’insertion de certaines races a commencé à donner de grandes productions depuis quelques années. Le plan Sénégal Émergent prend également en compte le secteur de la pêche qui contribue à hauteur de 3,2% du PIB. C’est un secteur important pour l’équilibre alimentaire dans le pays car, étant consommateur de produits halieutiques. Ainsi, le plan Sénégal Émergent a mis l’accent sur la transformation de produits halieutiques, mais surtout dans la modernisation de la pêche artisanale. La modernisation du secteur de la pêche représente un pilier essentiel, pas seulement dans la productivité, mais surtout en terme d’emplois…
Industrie pétrolière et gazière
Avec les récentes découvertes de gisements pétroliers et gaziers, le Sénégal fait ainsi partie des pays producteurs. Dans son référentiel, le Sénégal entend anticiper sur la disponibilité d’infrastructures pour envisager contribuer pleinement à la transformation énergétique. Le président de la République, voulant vendre la pertinence du plan Sénégal émergent à travers son influence dans le secteur de l’énergie, rappelle que » le pétrole et le gaz demeurent un des accélérateurs du PSE ». Dans ce grand reportage de la Rts sur les réalisations de l’État du Sénégal, le président de la République est revenu sur les points essentiels dans la gestion et la transformation pétrolières. Comme dans chaque nation qui découvre de l’or noir, les questions sur les contrats et la gestion alimentent souvent les débats. Le président de la république sera clair sur cette question: » Je suis géologue de formation. Le pétrole, ça ne m’effraie pas. Je considère que c’est une ressource du sous-sol. Nous devons pouvoir optimiser son exploitation à travers les contrats, les dispositifs juridiques que nous mettons en place. Parfois nous changeons les contrats, nous en renégocions parfois certains déjà signés car, il en existe parfois des déséquilibres. Des fois, c’est au risque d’aller en arbitrage. Il faut savoir que ces couacs existent car, les États parfois ne prennent pas les experts qu’il faut (…) », a signalé le président Macky Sall, soucieux de l’exploitation pétrolière. Pour se passer d’éventuelles dérives liées à cette ressource naturelle importante, le Sénégal a fait voter une loi sur le contenu local, afin de permettre aux entreprises s’activant dans ce secteur, de saisir les opportunités dans la chaîne de valeur. Le président de la République, pour sa part, a créé un institut national du pétrole et du gaz pour former les meilleurs spécialistes en économie et fiscalité pétrolière, en exploration, en raffinage etc… Revenant à la loi sur le contenu local, le président Macky Sall sera intransigeant : « il faut faire en sorte que les pays gagnent plus dans la répartition des revenus. Mais également, il faut que ces pays se donnent les moyens de contrôler les charges réelles dans l’exploitation ». Ces mots du président Macky Sall tendent à montrer que, dans le domaine de l’exploitation des ressources, la transparence et la justice doivent etre les grands défis pour une bonne gestion de ces ressources. D’ailleurs, dans ce documentaire, le président Macky Sall revient sur l’importance de mettre en place de bons contrats qui tirent leur pertinence dans la loi portant code pétrolier. « Ces contrats sont basés sur la loi portant code pétrolier, mais aussi sur la convention de partage, appelée aussi contrat de recherche et de partage de productions dans laquelle tout est défini par la loi. Dans la loi 98-05, portant code pétrolier, il y’a juste eu une amélioration dans le cadre du contenu local car, nous sommes devenus, pétrolier » précise le président de la République pour lever le doute sur certaines supputations décrivant la gestion de la ressource pétrolière par le Sénégal.
Production d’électricité
Les efforts consentis dans le secteur de l’énergie par le gouvernement du Sénégal ont été exposés à travers un publi-reportage de plus d’une heure dénommé ‘’Macky Sall au cœur : les emblèmes de l’émergence’’. Ce film documentaire sur les réalisations et la vision du Chef de l’État à travers le Plan Sénégal Emergent (PSE) diffusé, ce 27 juillet, sur la RTS 1, a permis au président de la République de décliner sa conception sur l’accès à l’électricité considéré comme un élément majeur du PSE pour le développement du pays. « J’ai trouvé 500 Mégawatts, nous sommes à peu près à 1300 Mégawatts. Nous avons vraiment boosté la production électrique. Nous avions déjà décidé pour la production que nous allons la transférer au secteur privé à travers les producteurs indépendants. L’État est un régulateur en la matière et la société nationale l’acheteur unique et qui la distribue », a expliqué dans le film documentaire Macky Sall qui y évoque également la diversification comme moteur des résultats obtenus. « Nous avons aussi diversifié la production pour ne pas dépendre seulement du pétrole, ce qui fait que nous sommes au moment où je vous parle à 22% d’énergie propre au Sénégal et à 30% en décembre avec du solaire, de l’éolienne, de l’hydraulique, de la biomasse et le reste c’est du fioul mais qui sera remplacé à partir de 2023 par le gaz que nous allons produire et avec la production du gaz, nous allons passer à 100% d’énergie propre », a-t-il confié. Cette production d’électricité passe forcément par l’exploitation du gaz sénégalais avec quelques 30 dessertes que comptabilise le pays. Elle touche également le mix énergie avec une ambition d’investir dans le mix renouvelable en exploitant le mix national de 30% entre le solaire et l’éolien. Le Chef de l’État a aussi rappelé ses ambitions d’augmenter la progression pour totalement couvrir les besoins du pays, mais mieux, exporter de l’électricité dans la sous région. « Nous avons une marge de progression de 9% l’an, à peu près 10%. Nous allons projeter cette progression avec la croissance escomptée. Avec les perspectives pétrole et gaz, nous serons en mesure d’ici les années à venir, non seulement de satisfaire totalement la demande, mais d’injecter de l’électricité dans le West African Powerpool qui est le système d’échanges énergétiques de la Cedeao. Il y’ a eu des progrès énormes pour l’électricité, pour le pétrole par la grâce de Dieu. Ce n’est qu’en 2015-16 qu’on a eu nos premières découvertes significatives en mer », a dit Macky Sall. Seul opérateur en charge de la distribution et du transport de l’électricité dans le pays, la SENELEC a réussi à réduire considérablement les délestages en ramenant le chiffre à 24 heures au total en 2018 contre 95 heures en 2011. Elle produit chaque année un excédent de 200 mégawatts qui est stocké pour une utilisation des exportations futures potentielles. Selon la banque mondiale entre 2006 et 2011 au plus fort des difficultés de l’opérateur public, les délestages faisaient perdre jusqu’à 2 points de croissance au Sénégal.
