Réunis en point de presse ce samedi 10 janvier 2026, les habitants de Nianfran ont exprimé leur détresse. Malgré une décision de justice ordonnant l’arrêt des activités, l’entreprise G-sand continuerait d’exploiter le zircon, polluant au passage l’unique source d’eau potable du village.

Le message du collectif des jeunes de Nianfran est sans ambiguïté : « la société G-sane doit plier bagage. Car, disent-ils, l’entreprise agit au mépris total de la loi et défi à l’autorité de la justice »,
Le 27 novembre 2025, la Cour Suprême a rendu une décision définitive annulant le permis d’exploitation de zircon dans la zone d’Abéné. Pourtant, sur le terrain, les machines ne se sont pas arrêtées. « La société poursuit ses activités de manière illégale à Abéné et à Nianfran », déplore Thialisse Mané, porte-parole du collectif.

Au-delà de l’aspect juridique, c’est une véritable crise humanitaire qui menace le village. L’activité minière aurait gravement contaminé les nappes phréatiques : « l’eau du puits principal présente une couleur rougeâtre. La population, faute d’alternative, est contrainte de consommer cette eau impropre », a-t-il expliqué, dénonçant une violation du droit à la santé et à un environnement sain. « Cette situation nous expose à de graves maladies et constitue une atteinte directe à notre dignité », a martelé Thialisse Mané lors de la lecture de la déclaration.

Le projet de zircon dans cette zone de la Casamance ne date pas d’hier. « Depuis plus de deux décennies, les populations locales s’opposent farouchement à cette exploitation qu’elles jugent destructrice pour leur écosystème », a rappelé le collectif.

Face au refus persistant de la société de se conformer à la justice, le village de Nianfran lance un dernier appel à la responsabilité de l’État et des autorités locales. Le collectif se veut plus clair : « si la décision de justice n’est pas appliquée immédiatement, la communauté se réserve le droit d’user de tous les moyens légaux et pacifiques pour protéger ses terres et sa survie », a laissé entendre le porte-parole.

La communauté internationale est également prise à témoin face à ce qu’ils qualifient de violation manifeste des droits environnementaux.
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