
L’Intersyndicale qui regroupe les acteurs de l’éducation de Ziguinchor est sortie de sa réserve pour dénoncer l’agression qu’elle juge « inacceptable » d’un de leur collègue en service à l’école élémentaire élémentaire de Belfort dans la commune de Ziguinchor, le vendredi 21 mars 2025 dans l’après-midi, alors qu’il dispensait des cours de renforcement aux élèves du CM2, l’Intersyndicale des enseignants de Ziguinchor exprime sa profonde indignation et condamne avec la plus grande fermeté cet acte ignoble perpétré contre un membre du corps enseignant. « Nous dénonçons cette nouvelle agression qui s’ajoute à une série d’actes de violence ciblant les enseignants et qui remet en cause la sacralité de l’espace scolaire. L’Intersyndicale tient à exprimer sa solidarité totale à la victime, à la direction de l’école, à ses collègues ainsi qu’au Comité de Gestion de l’Établissement (CGE). Il est impératif de rappeler à l’opinion publique la place centrale de l’enseignant dans la société. En tant que pilier fondamental du développement, l’éducation doit être protégée et valorisée, et ceux qui en assurent la mission doivent bénéficier du respect et de la reconnaissance de toute la communauté. Nelson Mandela disait : « L’éducation est l’arme la plus puissante pour changer le monde. » Nous ne pouvons dès lors accepter que des individus mal intentionnés s’en prennent impunément à ceux qui se consacrent avec abnégation à l’instruction et à la formation de notre jeunesse, souvent dans des conditions extrêmement difficiles », a -t- elle déclare. Dans le cas spécifique de l’école élémentaire de Belfort, les membres de l’ intersyndicale insistent sur le fait que cet établissement est un espace exclusivement dédié aux enseignements- apprentissages. « Il est donc inadmissible que des activités étrangères à cette mission, comme le football, puissent entraver le bon déroulement des cours et encore moins mettre en danger la sécurité des enseignants et des élèves », ont – t- il déclaré . Face à cette situation préoccupante, l’Intersyndicale exige que toute la lumière soit faite sur cette affaire et que l’agresseur soit traduit en justice afin que la loi soit appliquée dans toute sa rigueur; que des mesures concrètes soient prises pour garantir la sécurité des enseignants dans l’exercice de leurs fonctions; que des dispositions soient mises en place pour prévenir toute récidive et assurer un climat scolaire serein et propice aux apprentissages. Ainsi l’intersyndicale qui regroupe le Sels , l’UDEN, CUSEMS…. , ajoute , « Nous en appelons aux autorités académiques, administratives et judiciaires pour qu’elles prennent leurs responsabilités face à la recrudescence de la violence en milieu scolaire. L’heure est grave, et il est temps d’agir avec fermeté pour mettre un terme à ce fléau. L’Intersyndicale remercie l’ensemble des organisations syndicales, les enseignants ainsi que tous ceux qui ont manifesté leur soutien et leur solidarité à la victime. Nous disons : PLUS JAMAIS ÇA ! Pour un environnement d’apprentissage sain et sécurisé, nous restons mobilisés et vigilants ». Insultes, agressions, saccage des mobiliers de l’école, déchire des cahiers, menaces proférées à l’endroit des enseignants… L’école sénégalaise est devenue tantôt un champ de bataille où les élèves terrorisent les enseignants tantôt un dépotoir d’ordures où ils jettent leurs cahiers et les matériels didactiques.
