
Après le placement sous mandat de dépôt de l’ancien ministre Mansour Faye, ses avocats sont montés au créneau pour dénoncer ce qu’ils considèrent comme une instrumentalisation politique de la justice. Face à la presse, Me Amadou Sall, accompagné de Me Elhadj Diouf, Me Antoine Mbengue, Me Oumar Youm et d’autres confrères, a tenu à clarifier les faits reprochés à leur client, tout en réfutant toute implication directe dans les irrégularités présumées.
Selon la défense, Mansour Faye est poursuivi pour détournement de deniers publics, à hauteur de 2,7 milliards FCFA, dans le cadre de l’achat de riz financé par les fonds de résilience Covid-19. Mais Me Amadou Sall précise que : « Ce qui lui est reproché, c’est une prétendue surfacturation dans l’attribution d’un marché de riz. Nous avons démontré devant la commission qu’il n’était pas membre de la commission d’attribution des marchés, une structure régie par un arrêté du ministère des Finances, qui respecte scrupuleusement le Code des marchés publics. »
L’avocat insiste sur le fait que les prix appliqués étaient ceux validés à l’époque par le ministère du Commerce, et qu’un appel d’offres avait bien été lancé, ayant enregistré 30 soumissionnaires. Au-delà des aspects techniques du dossier, la défense a dénoncé un acharnement ciblé : « C’est une commande politique. Mansour Faye est une cible. Ils ont d’abord tenté d’atteindre ses proches avant de s’acharner sur lui », accuse Me Amadou Sall.
