Dans un contexte marqué par de fortes contraintes budgétaires et des attentes sociales accrues, le Premier ministre Ousmane Sonko a présenté, ce vendredi 1er août 2025, les grandes orientations du Plan de redressement économique et social « Jubbanti Koom », pierre angulaire de la Vision Sénégal 2050.

Une ambition nationale fondée sur la souveraineté
Développé sous l’impulsion du Président Bassirou Diomaye Faye, ce plan est le fruit d’un travail rigoureux de planification prospective. Loin d’une simple déclaration d’intention, « Jubbanti Koom » se veut un cadre structurant et souverain, fondé à 90 % sur des ressources domestiques, avec un refus affirmé de l’endettement extérieur massif. « Ce que nous présentons aujourd’hui n’attend rien de personne, sinon du peuple sénégalais lui-même », a déclaré Ousmane Sonko.

Trois phases, une vision jusqu’en 2050
Le plan se déploie en trois grandes étapes stratégiques :
- Phase 1 : Redressement (2025–2029)
Stabilisation économique, assainissement de la gouvernance, restauration de la confiance État-citoyens. - Phase 2 : Impulsion (2029–2034)
Réformes structurelles, relance des secteurs moteurs, industrialisation, innovation. - Phase 3 : Accélération (2034–2050)
Développement soutenu fondé sur le capital humain, la souveraineté économique et l’intégration globale.

Un financement endogène, innovant et stratégique
Le coût global du plan est estimé à 5 667 milliards FCFA sur trois ans, soit une augmentation de 33 % par rapport au cadre budgétaire pluriannuel (DPBEP 2026–2028). Ce financement repose principalement sur :
- Mobilisation fiscale intelligente, sans pénaliser les investisseurs.
- Valorisation stratégique des actifs publics (recyclage d’actifs, appels publics à l’épargne).
- Capital-investissement et obligations vertes.
- Renforcement des banques publiques nationales.
Le Premier ministre précise : « Il ne s’agit pas de vendre nos ressources ni d’alourdir notre dette, mais de faire levier sur notre propre potentiel. »

Une rupture assumée avec les institutions financières traditionnelles
Prenant ses distances avec le FMI et autres bailleurs traditionnels, Ousmane Sonko a affirmé que le Sénégal ne peut continuer à attendre le salut de l’extérieur, 65 ans après son indépendance. Il appelle à une transformation mentale et structurelle, portée par la population et soutenue par un leadership résolu.
Avec l’accord du Président, une task force interministérielle a été mise en place à la Primature pour garantir la cohérence et le suivi rigoureux de la mise en œuvre du plan.

Une nouvelle ère de responsabilité et d’audace !
Le Premier ministre Ousmane Sonko a rappelé que ce plan n’est ni improvisé ni déconnecté : il s’inscrit dans la continuité stratégique des engagements présidentiels. Il marque une rupture méthodologique, une réappropriation des leviers économiques et une mobilisation collective pour un avenir souverain. « Notre ambition est claire : corriger l’héritage sans hypothéquer l’avenir. »
