Nouveau développement dans l’affaire relative à la détention illicite de téléphones. Le procureur de la République a refusé d’auditionner le député-maire des Agnam, Farba Ngom, estimant que celui-ci bénéficie toujours de son immunité parlementaire.

Bien que trois convocations aient été programmées entre jeudi et mardi derniers, le parquet a jugé juridiquement impossible la poursuite de la procédure à l’encontre de l’élu, en raison de son statut de député en fonction.
Selon les informations disponibles, Farba Ngom avait pourtant été acheminé au parquet, accompagné d’un agent de l’administration pénitentiaire qui lui aurait remis les téléphones mis en cause. Toutefois, le procureur a maintenu sa position, considérant que l’immunité parlementaire de l’intéressé constituait un obstacle légal à toute audition.
En conséquence, le député n’a pas été entendu et a été reconduit au pavillon spécial. De son côté, l’agent pénitentiaire impliqué a bénéficié d’un retour de parquet. L’immunité parlementaire continue ainsi de protéger Farba Ngom contre toute poursuite judiciaire, sauf en cas de levée préalable par l’Assemblée nationale.
Par ailleurs, l’un des avocats du député a rappelé que l’article 217 du Code pénal vise exclusivement l’auteur de l’acte consistant à introduire un téléphone dans une cellule. Cette disposition, selon la défense, ferait donc peser la responsabilité pénale sur l’agent pénitentiaire présumé à l’origine de l’introduction des téléphones, et non sur la personne qui les détenait.
