Pour mieux rendre les femmes plus autonomes, le PADAER II insuffle un souffle nouveau aux organisations féminines de Kolda. Ainsi, la plateforme régionale des femmes de Kolda vient d’être renouvelée à la tête de laquelle coiffe toujours Adja Binta Mané. Cette réorganisation entre dans le cadre de la relance des activités surtout en ces temps de covid-19.

Selon, Khady Ndao présidente nationale des groupements féminins « je suis à kolda pour le renouvellement des instances des fédérations nationale, régionale, départementale et communale. Nous avons renouvelé le bureau de kolda car il n’y a pas eu de renouvellement depuis longtemps. On se réorganise pour mieux lutter contre l’insécurité alimentaire et la pauvreté. Et si nous rendons la femme autonome nous tendrons vers le développement. Et pour ce faire, nous allons continuer la transformation des produits locaux avec un label de qualité. » En ce sens, la diversification des activités de revenus est importante dans ce processus. C’est pourquoi ces femmes vont bénéficier de nouvelles formations en gestion organisationnelle avec le PADAER II en collaboration avec l’ASPRODEB.

Khady Guéye ingénieure agronome à l’asprodeb revient sur cette collaboration. « Dans le cadre de notre partenariat avec le PADAER II, nous allons travailler avec les organisations de productions faitières. Nous devons amener ces dernières à être autonomes au plan financier et organisationnel entre autres. Ainsi, nous visons les mêmes filières que le PADAER II comme les céréales, le maraichage et la transformation. Comme innovation, nous ne voulons pas que ces femmes aillent au-delà de la transformation »

Pour Abdoul Latif Diallo chef d’antenne régional du PADAER II à Kolda « c’est important de réorganiser les groupements de femmes pour mieux produire. Avec leur capacité de production, il faut les insuffler un souffle nouveau pour s’adapter aux réalités économiques actuelles du terrain. C’est pourquoi, il faut les renforcer en capacités organisationnelle, les orienter dans les filières porteuses entre autres » En s’appuyant sur ces structures, les femmes pourront devenir autonomes surtout celles du monde rural pourront voir l’émergence.
Madou Diallo
