L’ambassade des États-Unis à Dakar a refusé, selon plusieurs sources concordantes, les visas de cinq responsables de la Fédération sénégalaise de football (FSF), dans le cadre des préparatifs liés à la Coupe du monde 2026, organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique.

Parmi les personnalités concernées figurent notamment Amadou Kane, 4e vice-président de la FSF, Moussa Mbaye, président du Stade de Mbour, et Modou Fall, président de l’AS Pikine.
Une procédure consulaire sans justification détaillée
D’après les informations disponibles, les dossiers déposés par ces responsables ont été examinés par les services consulaires américains à Dakar, comme le veut la procédure habituelle pour toute demande de visa.
À l’issue de cet examen, certaines demandes ont été refusées, d’autres auraient été considérées comme incomplètes ou nécessitant des vérifications supplémentaires. Toutefois, aucune explication officielle détaillée n’a été fournie par l’ambassade sur les motifs précis de ces refus.
Un cadre strict de délivrance des visas
Dans le système américain, la délivrance de visa repose sur des critères stricts, notamment la capacité du demandeur à justifier :
l’objet précis du voyage,
la stabilité de sa situation professionnelle,
et surtout son intention de العودة dans son pays d’origine après le séjour.
Les autorités consulaires disposent d’un large pouvoir d’appréciation et ne sont pas tenues de rendre publics les détails de leurs décisions.
Des interrogations dans le milieu sportif
Ces refus interviennent dans un contexte où les fédérations sportives africaines multiplient les démarches administratives pour préparer les compétitions internationales.
Au sein du football sénégalais, cette situation suscite des interrogations, notamment sur la coordination entre les structures locales et les exigences diplomatiques des pays hôtes du Mondial 2026.
Une affaire encore sans éclaircissement officiel
À ce stade, ni la Fédération sénégalaise de football ni l’ambassade des États-Unis n’ont apporté de communication détaillée permettant d’expliquer précisément les raisons de ces décisions.
L’affaire reste donc suivie avec attention dans les milieux sportifs, alors que les préparatifs du Mondial 2026 entrent dans une phase plus active.
Par imam chroniqueur
Babacar Diop
