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Djilakh : l’ANIDA recadre les priorités agricoles pour accélérer la souveraineté alimentaire !

Dans un contexte national marqué par la volonté politique d’atteindre la souveraineté alimentaire à l’horizon 2050, l’Agence nationale d’insertion et de développement agricole (ANIDA) affine sa stratégie d’intervention. C’est dans ce cadre que le Directeur général de l’ANIDA a reçu, ce mardi dans ses bureaux, le promoteur de la ferme de Djilakh, pour un échange décisif sur les orientations agricoles à adopter.

Cette rencontre fait suite à une visite de terrain effectuée récemment par le DG sur le site, au cours de laquelle il avait pris le temps d’écouter les producteurs, d’observer les cultures en place et de jauger les perspectives de production. Le constat est clair : il est temps de réorienter les efforts vers des productions essentielles pour nourrir durablement la population sénégalaise. « Ce n’est plus le temps de produire pour exporter uniquement, mais pour nourrir le Sénégal. », a affirmé le DG.

L’ANIDA, dans le sillage des orientations stratégiques impulsées par l’État, met désormais l’accent sur une dizaine de filières prioritaires, identifiées comme cruciales pour l’autosuffisance alimentaire. Parmi elles figurent : le riz, le blé, le maïs, le sorgho, la tomate industrielle, l’oignon, la pomme de terre et le niébé. Si certaines exploitations agricoles continuent de privilégier des cultures à forte valeur commerciale comme le melon, les haricots verts ou les courges, le DG a été catégorique : « Produire ce que nous importons massivement est devenu une urgence nationale. » Il a insisté sur la nécessité de synchroniser les efforts de production avec les besoins réels du pays et les attentes des communautés locales.

Dans cette nouvelle dynamique, le modèle du Partenariat Public-Privé Communautaire (PPPC), promu par l’ANIDA, s’impose comme un outil structurant. Il vise à intégrer les producteurs locaux dans la chaîne de valeur, tout en attirant les investisseurs privés autour d’objectifs clairs : productivité, durabilité, équité.

Le promoteur de la ferme de Djilakh, à l’issue de la réunion, s’est engagé à réviser ses plans de culture, en tenant compte des directives de l’ANIDA et en concertation avec les acteurs locaux. Une planification participative sera ainsi mise en place pour aligner les productions agricoles sur les priorités de l’agenda de souveraineté alimentaire.

Cette intervention à Djilakh symbolise un changement de paradigme : mettre fin à la dispersion agricole et concentrer les efforts sur ce qui compte vraiment pour le pays. À travers ce recadrage, l’ANIDA affirme son rôle de pilote stratégique dans le secteur agricole, en appui aux ambitions nationales. « La souveraineté alimentaire ne se décrète pas, elle se construit. Et cela commence ici, sur le terrain, avec des choix courageux. », a conclu le DG.

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