Le Conseil académique de l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar (UCAD) s’est réuni en urgence le mardi 11 février 2026, sous la présidence du Recteur, Professeure Aline Badara KANDJI, à la suite des incidents survenus le lundi 9 février 2026 au sein du campus social. Ces événements ont tragiquement coûté la vie à l’étudiant Abdoulaye BA, inscrit en deuxième année de Licence en Médecine.

Dans un communiqué rendu public le 12 février 2026, l’institution universitaire exprime sa profonde consternation face à ce drame. Le Conseil académique s’est incliné devant la mémoire de l’étudiant disparu et a présenté ses condoléances les plus attristées à sa famille, à ses proches ainsi qu’à l’ensemble de la communauté universitaire.
Rappelant son attachement indéfectible à la sécurité des personnes et à la préservation des biens dans l’espace universitaire, le Conseil académique a annoncé une série de décisions visant à restaurer le climat de sérénité au sein du campus.
Parmi les principales mesures adoptées figurent :
- La continuité des activités pédagogiques et scientifiques, dans le respect du processus de normalisation du calendrier universitaire ;
- La suspension, à titre conservatoire et jusqu’à nouvel ordre, des amicales d’étudiants ;
- La mise en place d’un comité ad hoc chargé de formuler des propositions relatives aux modalités de représentation des étudiants dans les différentes instances universitaires ;
- L’institution de cellules d’écoute, destinées à accompagner les différentes composantes de l’UCAD, notamment les étudiants, le Personnel d’Enseignement et de Recherche (PER) ainsi que le Personnel Administratif, Technique et de Service (PATS).
À travers ces décisions, le Conseil académique réaffirme son engagement en faveur de la manifestation de la vérité et du respect des principes qui fondent l’institution universitaire. L’UCAD entend ainsi concilier devoir de mémoire, exigence de justice et continuité du service public de l’enseignement supérieur.
Ce drame relance le débat sur la sécurité en milieu universitaire et sur la nécessité d’un dialogue renforcé entre les différentes composantes de la communauté académique afin de préserver l’université comme espace de savoir, de débat et de paix.
