À Gandiaye, la célébration dédiée aux femmes a pris une dimension à la fois symbolique et engagée. Devant des participantes venues de tout le département de Kaolack, Matar Ndao, membre de Pastef, a inscrit son intervention dans la dynamique de la vision Sénégal 2050 portée par le Président Bassirou Diomaye Diakhar Faye et son Premier ministre Ousmane Sonko.

Au cœur de son message, la place centrale des femmes dans le développement. Il a insisté sur la nécessité de garantir, aussi bien en milieu rural qu’urbain, un accès équitable à la formation, aux ressources et aux opportunités économiques, condition essentielle à une véritable autonomisation.
Dans une atmosphère empreinte de reconnaissance, Matar Ndao a salué le rôle déterminant des femmes, notamment dans la transformation alimentaire et les activités génératrices de revenus. Il a rappelé que cette journée constitue un hommage à leur contribution essentielle, souvent discrète, au développement local.

L’engagement, selon lui, se traduit aussi par des actions concrètes. Depuis 2015, des initiatives de formation ont été déployées en faveur des femmes, portant notamment sur la fabrication de produits d’hygiène, ainsi que sur la transformation de céréales, fruits et légumes. De nouveaux modules, incluant la production de beurre et de fromage, sont également en perspective.
Cependant, des contraintes majeures subsistent. L’accès à la terre et au financement demeure un obstacle, que Matar Ndao s’engage à porter auprès des autorités compétentes. Il a également exprimé une vive préoccupation face à la situation sanitaire de la localité.
« Depuis plus de deux décennies, l’hôpital de Gandiaye reste inachevé », a-t-il déploré, soulignant que les populations sont contraintes d’évacuer les malades vers d’autres localités dans des conditions difficiles. Face à une démographie en forte croissance, il appelle à une réponse urgente de l’État, estimant que la commune mérite, à minima, un centre de santé pleinement fonctionnel.
