À Ndangane, dans la commune de Kaolack, la tension est montée d’un cran. Réunis face à la presse ce dimanche 26 avril 2026, sous surveillance policière, des habitants ont exprimé leur vive indignation contre ce qu’ils dénoncent comme une occupation illégale et anarchique du littoral, notamment aux abords du pont Noirot.

Selon Ousseynou Souané, porte-parole du jour, cet espace long d’environ un kilomètre, autrefois libre d’accès et vital pour les activités des riverains, est aujourd’hui progressivement accaparé par des constructions privées, des garages mécaniques et des unités de décorticage d’arachide. Une évolution jugée préoccupante au regard de ses impacts sur l’environnement, la sécurité et le cadre de vie.
Prenant la parole au nom du collectif, son président Lamine Ndiaye a dénoncé une occupation « irrégulière », opérée, selon lui, en dehors de tout cadre légal. « Le littoral appartient à tous. Nous refusons qu’il soit confisqué par des intérêts privés », a-t-il déclaré avec fermeté.

Les habitants pointent du doigt les nuisances multiples engendrées par ces installations : pollution, encombrement, insécurité et dégradation de leur environnement immédiat. Ils appellent les autorités à agir sans délai pour restaurer l’ordre et préserver cet espace public.
À cette situation s’ajoute la menace récurrente des inondations, à l’approche de l’hivernage. Les populations dénoncent l’absence de dispositifs de drainage efficaces, malgré de nombreuses interpellations. « Chaque année, nous subissons les pluies faute de canalisations », a alerté Fatou Kinné Diassé Kandji, coordonnatrice du conseil de quartier. Dans leur déclaration, les manifestants ont également mis en cause les services de l’urbanisme, la mairie et le cadastre, accusés de laxisme dans la gestion et la régulation de cet espace.

Au-delà du cas de Ndangane, cette mobilisation met en lumière une problématique nationale : la pression foncière croissante et l’occupation non maîtrisée des espaces publics, notamment en zone littorale.
Déterminées, les populations annoncent la poursuite de leur mobilisation jusqu’à la préservation effective de leur cadre de vie.
