SUNUGOX.INFO

Search
Close this search box.

Lenteurs administratives, système de rémunération, surimposition fiscale et crédits DMC : Le CUSEMS interpelle l’État sur les difficultés persistantes des enseignants du moyen secondaire

Le Conseil syndical national du Cadre Unitaire Syndical des Enseignants du Moyen Secondaire (CUSEMS) a tenu, ce dimanche, un point de presse pour attirer l’attention des autorités sur les nombreuses difficultés que rencontrent les enseignants du moyen et du secondaire.

Après près de deux années de patience, les syndicalistes disent être à bout et commencent à s’impatienter face à l’absence de solutions concrètes. Leurs revendications tournent principalement autour des lenteurs administratives notées, du système de rémunération jugé injuste, la surimposition fiscale et les difficultés liées aux crédits et aux indemnités.

Selon Aliou Diouf, secrétaire général du CUSEMS, les promesses de digitalisation de l’administration tardent toujours à se concrétiser, ce qui continue de freiner la carrière des enseignants. « Les lenteurs persistent et plombent toujours la situation professionnelle des enseignants », a-t-il déploré.

Le syndicat a également insisté sur la question du système de rémunération des agents de l’État, que le gouvernement lui-même avait reconnu comme déséquilibré, inéquitable et discriminatoire. « Et les enseignants en sont les principales victimes. Et pour cela ne peut pas continuer »,a dénoncé, Aliou Diouf et ses camarades, réclamant ainsi l’ouverture de discussions sérieuses en vue d’un système de rémunération rénové, juste et équitable.

La situation des enseignants décisionnaires à la retraite a aussi été soulevée. « D’après le secrétariat du CUSEMS, beaucoup d’entre eux peinent à subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles une fois à la retraite ».

Parmi les points de frustration se figure la surimposition. Les syndicalistes ont dénoncé des prélèvements fiscaux jugés excessifs, notamment sur les rappels de salaire, et demande une révision du mode de calcul des impôts appliqués aux enseignants.
« Concernant les crédits DMC, le CUSEMS évoque des retards de paiement pouvant aller jusqu’à dix ans. Pire encore, poursuivent t-ils, des prélèvements seraient effectués avant même le virement effectif des crédits », a déploré les syndicalistes à ce sujet, appelant l’État à revoir les conventions avec les banques.

Enfin, la question de la formation des enseignants reste également une préoccupation majeure. Face à l’ensemble de ces revendications, le CUSEMS exhorte le gouvernement à redoubler d’efforts et à apporter des réponses concrètes. « Le monde enseignant commence sérieusement à s’impatienter », a conclu Aliou Diouf.

Partager