Le Musée des Civilisations Noires a accueilli, ce lundi, la première édition du Salon culinaire national du Sénégal. Organisé par la Délégation générale à l’Entrepreneuriat Rapide des Femmes et des Jeunes (DER/FJ) en partenariat avec l’Union nationale des femmes restauratrices du Sénégal, l’événement a réuni plus de 300 actrices et acteurs de la transformation alimentaire et de la restauration, venus des 14 régions du pays.

Selon la Déléguée générale de la DER, ce salon est un hommage rendu aux femmes restauratrices, aux artisan·e·s de la transformation alimentaire, à ces mains souvent invisibles qui nourrissent quotidiennement le Sénégal. C’est aussi, a-t-elle souligné, « un lieu de rencontre, d’apprentissage, de projection. Un espace pour repenser l’alimentation comme levier de souveraineté, et la gastronomie comme instrument de justice économique », a déclaré Dr Aïda Mbodji.
Placée sous le thème « Souveraineté alimentaire et valorisation des produits locaux : un levier d’autonomisation économique des femmes », cette première édition s’inscrit dans le cadre des actions d’accompagnement non financier de la DER/FJ en faveur de l’entrepreneuriat féminin.

« À la DER/FJ, nous avons fait un choix clair : investir dans les secteurs qui nourrissent, qui transforment, qui élèvent. Nous avons déjà soutenu plus de 6 000 entrepreneurs du secteur de la transformation alimentaire, notamment dans la restauration, avec près de 2,8 milliards de FCFA financés », a indiqué la déléguée générale, assurant que la dynamique va s’intensifier pour faire de chaque région du Sénégal un bastion de souveraineté alimentaire. « Nous irons plus loin, plus vite, plus fort, pour que les femmes restauratrices aient davantage accès au financement, à la formation et aux marchés », a-t-elle ajouté.
Et de conclure : « Consommer local, ce n’est pas simplement manger ce que nous produisons. C’est revendiquer notre souveraineté. C’est donner du sens à chaque repas. C’est créer de la valeur, de l’emploi, de la dignité. C’est faire du choix de l’autosuffisance un acte de foi, un acte de développement, un acte d’amour pour notre pays. Nos produits locaux sont notre force. Notre gastronomie est un patrimoine vivant, transmis de génération en génération. »
