
L’école élémentaire publique Babacar Diop, située dans l’Inspection de l’Éducation et de la Formation (IEF) de Kaolack commune, a célébré ce samedi sa traditionnelle Journée de l’excellence, une cérémonie haute en couleurs, empreinte de symboles et d’engagement citoyen.
Placée sous le thème : « Promotion des valeurs civiques et renforcement des liens entre l’école et les Forces de Défense et de Sécurité, pilier de la cohésion sociale », l’édition 2025 a mobilisé un large public composé de parents d’élèves, d’enseignants, d’élèves, mais aussi de représentants des Forces de Défense et de Sécurité (FDS).
Prenant la parole, la directrice de l’établissement, Madame Awa Ndiaye, a souligné l’urgence de promouvoir les valeurs civiques dès le bas âge. Elle a mis l’accent sur l’importance du respect des symboles de la République, de la discipline, de la solidarité et du sens du devoir. « Nos enfants doivent être éduqués à devenir des citoyens respectueux, engagés et conscients de leurs responsabilités. Les Forces de Défense et de Sécurité sont un exemple vivant d’engagement au service de la Nation », a-t-elle déclaré.

Elle a également salué la présence des FDS, perçue comme un levier de cohésion entre l’école et son environnement social. Si la cérémonie fut un moment de fierté et de reconnaissance des meilleurs élèves — 30 potaches distingués au total — elle n’a toutefois pas éclipsé la réalité préoccupante des conditions d’apprentissage à l’école Babacar Diop.
Bâtiments fissurés, toitures percées, classes délabrées : l’établissement fait face à une dégradation avancée de ses infrastructures. Les salles de classe sont en nombre insuffisant, et certaines portes ou fenêtres laissent passer la poussière, le vent, voire la pluie. « Le mur de la direction est fissuré, les toits fuient, et malgré nos multiples appels aux autorités locales pour des travaux de réhabilitation et l’extension des salles, nous n’avons reçu aucune réponse concrète », a confié Mme Ndiaye, visiblement émue.
Son cri d’alarme fait écho à une injustice éducative persistante, où des milliers d’enfants continuent de fréquenter des établissements précaires, malgré le statut de l’éducation comme droit fondamental. « Tant que ces écoles resteront à l’abandon, ce sont les rêves et les ambitions de nos enfants qui seront ensevelis sous les décombres », a-t-elle ajouté. Les parents d’élèves ont salué l’organisation de cette journée, qui selon eux, renforce l’estime de soi chez les enfants, encourage l’excellence scolaire et raffermit le lien entre l’école et la communauté.
À travers cette célébration, l’école Babacar Diop réaffirme, malgré les difficultés, sa mission d’éduquer et de former les citoyens de demain, dans un esprit de patriotisme, de résilience et d’ouverture à son environnement social.
