La région de Kédougou vient d’enregistrer une avancée majeure dans le développement de ses infrastructures éducatives. En déplacement officiel, le président de la République, Bassirou Diomaye Diakhar Faye, a procédé ce week-end à la pose de la première pierre de deux établissements stratégiques : un lycée moderne à Dar Salam, dans le département de Salémata, et un Institut supérieur d’enseignement professionnel (ISEP) à Bandafassi.

Un lycée d’envergure pour Dar Salam
Implanté sur 10 hectares pour un coût global de 10,1 milliards de FCFA, le futur lycée « Nation-Armée pour la qualité et l’équité » est conçu pour accueillir 604 élèves. Les travaux, prévus sur deux ans, devront offrir à cette localité un établissement secondaire répondant aux standards contemporains.
Pour les autorités locales, ce chantier marque un tournant. Le maire de Dar Salam souligne que ce projet « vient satisfaire une demande longtemps exprimée par les habitants ». Il estime que l’ouverture du lycée contribuera à réduire les distances que doivent parcourir les élèves et à améliorer les conditions d’apprentissage dans cette zone longtemps dépourvue d’infrastructures adéquates.
À Bandafassi, le chef de l’État a donné le coup d’envoi des travaux de construction d’un ISEP, évalués à 9 milliards de FCFA. L’établissement sera érigé sur une superficie de 19 hectares, avec l’ambition de devenir un pôle majeur de formation qualifiante dans la région.

Dans son discours, le président Diomaye Faye a expliqué que ces investissements s’inscrivent dans une logique de justice territoriale. « Ce que nous apportons ici est conforme à notre doctrine territoriale des politiques publiques : garantir l’équité dans la diffusion du savoir et de la formation professionnelle », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État a rappelé que 2026 est consacrée à l’économie sociale et solidaire et à la jeunesse, mettant en avant la nécessité de relier formation, auto-emploi et valorisation des ressources locales. Selon lui, l’ISEP de Bandafassi jouera un rôle central dans cette dynamique.
Le maire de la commune s’est également félicité de ce projet, qu’il décrit comme « une opportunité inédite pour les jeunes du département », estimant que l’Institut contribuera à former des compétences adaptées aux réalités économiques locales.

Pour les élus et les populations, ces deux infrastructures constituent un signal fort : celui d’une volonté affirmée de l’État de corriger les disparités régionales en matière d’accès à l’éducation et à la formation professionnelle.
À Dar Salam comme à Bandafassi, les habitants saluent des projets porteurs d’espoir pour la jeunesse, souvent confrontée à un manque d’établissements adaptés et à des perspectives limitées.
La visite du président dans la région de Kédougou se conclut ainsi par deux chantiers symboliques, inscrits sous le signe de l’équité, de la montée en compétence et de l’autonomisation des jeunes.

