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Passation de service au MEFP : Abdourahmane Sarr transmet le flambeau à Cheikh Diba dans un esprit de continuité et de vision économique

La cérémonie officielle de passation de service s’est tenue ce jeudi 4 juin 2026 à Dakar, consacrant la transmission des responsabilités entre le ministre sortant de l’Économie, des Finances et du Plan, Abdourahmane Sarr, et son successeur, M. Cheikh Diba, désormais à la tête du Ministère unifié de l’Économie, des Finances et du Plan (MEFP).

Dans une ambiance empreinte de solennité et de reconnaissance mutuelle, cette transition marque le retour à une architecture institutionnelle intégrée, réunissant planification économique, gestion budgétaire et coopération internationale au sein d’un même département stratégique.

Un héritage doctrinal assumé par le ministre sortant

Prenant la parole, Abdourahmane Sarr a salué la confiance des autorités et exprimé sa satisfaction de voir se concrétiser une réforme institutionnelle qu’il défendait de longue date. Il a laissé à ses successeurs un ensemble de réformes structurantes et une doctrine économique articulée autour de la discipline macroéconomique, du rôle central du secteur privé et du concept de « souverainisme libéral ».

Développant cette approche, il a rappelé sa conviction selon laquelle la souveraineté économique du Sénégal s’inscrit pleinement dans l’intégration régionale, notamment au sein de l’UEMOA. Pour lui, la consolidation d’un marché financier régional, la stabilité monétaire et la crédibilité des institutions financières constituent des leviers essentiels de développement.

Dans cette perspective, il a plaidé pour l’approfondissement de l’intégration financière ouest-africaine, la création d’un fonds souverain régional et le renforcement de l’autonomie économique collective. « La souveraineté économique ne se décrète pas, elle se construit », a-t-il rappelé, insistant sur la complémentarité entre ouverture et autonomie.

Le ministre sortant a également mis en avant les principes de liberté économique, de concurrence, d’innovation et de responsabilité comme fondements de la productivité et de la croissance.

Des réformes structurantes et une vision de long terme

Abdourahmane Sarr a dressé un bilan marqué par plusieurs chantiers majeurs, notamment la contribution à la Vision Sénégal 2050 dans sa déclinaison 2025-2029, ainsi que l’élaboration d’une stratégie nationale de développement du secteur privé et de promotion de l’investissement.

Il a également souligné la mise en place d’un rapport macroéconomique trimestriel destiné à renforcer la transparence et la qualité du débat public, ainsi que des initiatives visant la mobilisation de l’épargne nationale et de la diaspora, la promotion des partenariats public-privé et le développement d’une approche territoriale fondée sur les pôles économiques.

Cheikh Diba place son mandat sous le signe de l’impact social

Prenant ses fonctions, le ministre Cheikh Diba a salué la portée de cette réorganisation institutionnelle qu’il a qualifiée de « traduction d’une vision d’action publique intégrée et cohérente », portée par les plus hautes autorités de l’État.

Il a rendu hommage à son prédécesseur pour les réformes engagées et les bases posées en matière de coopération économique et financière. Pour lui, cette continuité administrative doit désormais s’accompagner d’une exigence accrue de résultats concrets pour les populations.

Entouré de ses ministres délégués, Bassirou Sarr et Allé Nar Diop, il a insisté sur la nécessité d’une coordination renforcée entre les différentes composantes du ministère afin d’assurer la cohérence des politiques économiques, budgétaires et de développement.

L’efficacité de l’action publique au cœur de la nouvelle orientation

Cheikh Diba a rappelé que la mission du MEFP ne se limite pas à la gestion des indicateurs macroéconomiques, mais vise avant tout l’amélioration des conditions de vie des citoyens. Il a ainsi appelé ses équipes à faire preuve de rigueur, d’engagement et d’humilité dans l’exécution de leurs missions.

Insistant sur la responsabilité de l’administration économique, il a souligné que chaque politique publique doit être évaluée à l’aune de ses effets sur les ménages, les entreprises et les territoires.

« Au bout de chaque politique économique, il y a un citoyen qui attend des résultats », a-t-il déclaré, appelant à une culture renforcée de la reddition des comptes et de l’efficacité de l’action publique.

Une transition placée sous le signe de la continuité de l’État

Cette passation de service consacre ainsi la continuité de l’État et l’ambition d’une action publique plus intégrée. Elle marque également la volonté des autorités de renforcer la cohérence entre planification, financement et mise en œuvre des politiques de développement.

Au terme de la cérémonie, les deux ministres ont réaffirmé leur engagement respectif au service de l’intérêt général, dans un esprit de responsabilité et de continuité institutionnelle.

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